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Depuis l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté nationale et internationale, bon nombre de cérémonies et activités officielles de portée africaine et internationale ont été organisées grâce à l’argent du contribuable, activités souvent évaluées à coût de milliards de nos francs pour le prestige et la notoriété du pays.

 A la vue des sommes injectées dans de telles cérémonies, les décideurs politiques gagneraient à instaurer une culture du bilan auprès des citoyens pour leur permettre de savoir concrètement les coûts d’une activité officielle organisée par notre pays et ce qu’on a récolté en termes de profit sur tous les plans.

En outre, tous les acteurs impliqués dans l’organisation pratique et ayant manipulé les ressources financières, devraient passer devant l’Assemblée nationale et le Sénat pour rendre compte de leur gestion financière, de l’utilisation des derniers publics, passage qui sera relayé par la presse nationale publique et privée ayant une forte audience auprès des populations.

La promotion et la culture de la bonne gouvernance dans notre pays s’impose au moment où la population a du mal à s’épanouir socialement. Avec l’inflation qui touche tous les secteurs de la vie sociale, les décideurs politiques doivent donner le bon exemple de bonne gouvernance.

L’organisation du sommet Ue-Afrique tenue du 29 au 30 novembre 2017, l’organisation de la COP 15, l’organisation de la CAN 2023 etc. auront coûté combien au pays ?

Selon les informations relayées par certains journaux, certains prestataires de la COP 15 se plaignaient encore de factures non soldées de la part du Trésor et de la Comptabilité publique.

C’est pourquoi la Primature devrait réunir tous les acteurs impliqués dans l’organisation de la CAN 2023 pour faire le bilan général afin de dresser les perspectives pour d’autres enjeux à venir. Pour les manquements de l’organisation de la CAN 2023, il faut sanctionner les fautifs afin que cela serve d’exemple car beaucoup d’impairs ont été constatés et observés impactant négativement l’organisation pratique malgré les moyens financiers colossaux mobilisés par le contribuable.

En termes de recommandation, nous suggérons que les véhicules et autres matériels achetés pour l’organisation de la CAN par le COCAN soient réattribués aux structures de l’Etat qui n’ont pas de véhicules de service pour la bonne marche du travail afin de contribuer au développement du pays. Les moyens financiers qui ont été remis aux responsables des maquis et espaces ayant servi de fan zone doivent être remboursés au Trésor et à la Comptabilité publique. Il faut lister toutes les structures où les prestataires avec un calendrier de payement que le COCAN doit remettre au Trésor et à la Comptabilité publique après un audit afin de s’assurer que l’utilisation des moyens financiers décaissés ont servi effectivement et qu’il n’y a aucune dette à régler après la CAN 2023 auprès des prestataires etc.

 

Adou Evariste