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Issus de diverses couches socio-politiques et de la société civile, 100 jeunes ont été sensibilisés au cours d’une conférence-débat sur les différentes crises qui surviennent à chaque élection en Côte d'Ivoire. Cette formation est à l'initiative du Conseil national des droits de l'Homme qui, au cours de la journée du lundi 15 décembre 2025 a mis ses structures régionales d’Abidjan, l'Indenié-Djuablin, le Tonkpi et San-Pedro en ordre de bataille pour organiser cette séance de sensibilisation.

Dans l'Indenié-Djuablin, c'est le chef - lieu de région qui a abrité la formation à la salle de réunion de la direction régionale de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté. Le thème de la conférence, "la contribution des différentes jeunesses au respect des droits de l'Homme avant, pendant et après l'élection présidentielle’’ a été décortiqué par Narcisse N'guessan, maître d'éducation spécialisée au tribunal de première instance d'Abengourou.

Celui-ci a fait comprendre que les lois sont nées pour favoriser une vie harmonieuse et que toutes ces lois visent à réguler la société des hommes. En conséquence, elles s'appliquent ipso facto à tout contrevenant qui les enfreint. C'est pourquoi, s'adressant à la jeunesse présente, il l'a invitée à les respecter avant, pendant et après les élections pour ne pas en être victime. « Pendant ces différentes des élections, il y a bien de dispositions nécessaires à observer pour ne pas causer du tort à autrui. Narguer par exemple son adversaire à la suite de sa défaite constitue un comportement à ne pas adopter. Dans ce cas précis, il faut le laisser « faire son deuil », a-t-il averti.

Au-delà de cet exemple, bien d'autres comportements à ne pas adopter sont légion, fait-il remarquer.

Il a avancé que rien ne doit prendre le dessus sur les droits fondamentaux des hommes. Les élections sont organisées pour diriger les hommes. Elles passent mais les hommes restent. Ils restent et vivent toujours en société, d'où la préservation des lois qui réagissent cette société.

Le message du conférencier selon Bakayoko Massoum, jeune sénateur de Côte d'Ivoire chargé de la culture dans l'Indenié-Djuablin a affirmé que ce message a été bien perçu par ses pairs et va plus loin pour dire que dans tout cela, c'est la vie humaine qu'il faut préserver et de présager que la personne qui est violentée aujourd'hui peut être le recours de demain.

Le président régional du Conseil national des droits de l'Homme de l'Indenié-Djuablin, Martin Koffi Yoboua a donné un satisfecit à cette formation qui a noté une forte implication de la jeunesse surtout de la gent féminine qui s'est massivement déplacée.

Jean Luc Bety

Correspondant régional