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Investi le 12 août 2023 en présence de la ministre-maire Kandia Camara, Daouda Méité tient désormais les rênes de la Fédération des associations et mouvements d’Abobo (Fama). Il accorde une place de choix à l’employabilité de ses membres et au développement de sa commune.

    

Quelles sont vos priorités ?

Le Président Alassane Ouattara a décrété 2023 comme année de la jeunesse. Abobo regorge aujourd’hui de plus d’un million de jeunes dont la majeure partie est désœuvrée. Nous allons donc mettre l’action sur l’employabilité des jeunes. Notre programme d’actions est aussi orienté vers les femmes et même les personnes du 3ème âge. Ce dimanche 1er octobre 2023, j’étais avec mon équipe au quartier Biabou à la rencontre de l’association des femmes unies et solidaires pour leur parler de l’autonomie. Ce que nous avons dans cette commune comme matière première, est le commerce et aussi le transport. Les femmes qui sont des actrices incontournables de ces deux secteurs méritent qu’on leur donne un coup de main pour pouvoir mieux s’en sortir. Bien que n’étant pas de notre catégorie, les personnes du 3ème âge sont dans notre collimateur parce qu’il leur faut avoir des moyens de substance pour ne pas qu’ils plongent dans des soucis pouvant raccourcir leur vie. Nous devons leur venir en aide pour donner du sens aux Objectifs du développement durable (Odd). Nous avons au sein de Fama, plus de 60 associations, mouvements et Ongs. Nous continuons d’enregistrer des arrivées. Dans une clarté et transparence, c’est après recensement que nous procédons à l’identification des personnes démunies à aider dont les jeunes en quête d’emplois, les femmes qui ont des projets ainsi que les personnes du 3ème âge qui souffrent de maladies et de problèmes divers. Les dossiers sont ensuite traités afin de savoir quelle orientation nous devrons prendre au cas par cas.

 

Quelles sont vos rapports avec le gouvernement qui a mis en place le service emploi jeunes?

Après notre investiture, nous avons formé notre bureau exécutif. Nous avons, pour les besoins d’efficacité, installé un secrétariat exécutif qui se penche efficacement sur l’insertion professionnelle des jeunes. Nous pourrons travailler avec les structures étatiques, notamment l’Agence emploi jeunes (Aej), la Plateforme des services d’Abobo-Anyama (Psa). Nous sensibilisons les jeunes inscrits dans la vie associative à l’effet de s’inscrire dans ces structures, pour figurer dans leur base de données afin qu’ils soient pris en compte. Nous avons approché la plateforme des services pour le financement de projets des femmes qui ont besoin de fonds de commerce pour réaliser les projets qu’elles ont présentés.

L’expérimentation des écoles-garages va démarrer à Abobo. Avez-vous été approchés pour inscrire des jeunes voulant se lancer dans la mécanique, la tôlerie, l’électricité ou la peinture auto ?

Nous sommes à l’état embryonnaire de notre existence. Cependant, nous ambitionnons dans un proche avenir de rencontrer nos autorités communales afin de prendre toute notre place dans les actions municipales. Car, en tant que jeunesse bien structurée, il est de notre devoir de participer au développement de notre commune afin que, que ce soit la municipalité et la jeunesse, chaque partie puisse tirer bénéfice de ce que nous allons mettre en place pour le bonheur des populations. L'insertion professionnelle des jeunes et des personnes sous notre coupole est la priorité de notre combat.

 

Pour le combat de l’insertion pour laquelle vous menez votre combat, est-ce que les jeunes qui sont les premiers dans votre ligne de mire sont sensibilisés aux enjeux ?

Les membres de la fédération sont informés de tout ce qui se passe. Nous avons dans ce sens une plateforme à travers un réseau social qui nous sert à la communication interne. Tout enjeu ou offre du marché parvient à tous les membres. Bien qu’elle serve de tremplin de sensibilisation, nous faisons aussi la sensibilisation en allant croiser les démembrements de la fédération quand le besoin se fait sentir. Comme exemple, il y a de cela une semaine, nous avons sensibilisé de nombreux jeunes sur les méfaits du fléau Kadhafi. Dans notre programme mensuel, nous avons déjà arrêté une date pour mener des sensibilisations d’envergure sur de nombreux sujets qui nuisent à la jeunesse. Abobo étant la deuxième commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire et la plus pauvre du Grand Abidjan, il est de notre devoir d’aider la jeunesse à se prendre en charge et éviter de s’aligner sur la mauvaise voie. Il est temps pour cette jeunesse de se mettre au travail afin de gagner sa place dans le développement du pays. Se mettre en porte-à-faux avec le bien-être et la bonne vie ne fait qu’empirer la situation. Il faut savoir les opportunités d’emplois.

 

Quelles sont vos relations avec le Conseil national de la jeunesse de Côte d’Ivoire, section Abobo ?

Nous avons d’excellentes relations puisque moi-même j’ai été Vice-président de ce conseil à Abobo. Avant de l’être, sous le mandat du premier président Dosso, j’ai occupé le poste de secrétaire en charge des Affaires sociales. Donc, je suis en parfaite symbiose avec l’actuel président. Et en tant que jeunes, nous disons que notre faîtière étant en symbiose avec le Conseil national de la jeunesse, il nous appartient de nous référer audit conseil.

 

Un message à l’endroit des jeunes et aux autorités étatiques comme municipales pour vous accompagner dans votre mission ?

Aux jeunes, nous disons que la fédération les prend en compte premièrement. Nous demandons aux associations et mouvements structurés de nous rejoindre. Car, nous ne faisons pas de différence, tous les jeunes et personnes d’autres âges doivent bénéficier des nombreux programmes de formation mis en place pour eux dans divers domaines. Nous avons besoin de tout le monde. Nous ne pouvons pas réaliser tous nos projets sans l’accompagnement des autorités. Il faut qu’elles soient à nos côtés pour nous aider à la satisfaction de la demande de tous les souscripteurs. On plaide auprès des autorités pour nous aider à construire notre siège. Nous avons pu obtenir un terrain, cependant, il nous faut des moyens supplémentaires pour parvenir à construire nos locaux afin de servir de point d’ancrage de nos membres et des visiteurs. Mon souhait ardent est de recevoir nos visiteurs au siège de Fama. Nous sommes prêts à accompagner nos autorités municipales et étatiques dans les projets sociaux, indispensables au bien-être des populations. Nous sommes déterminés à réussir notre mission et appliquer la vision de la maire, la ministre d’Etat, Kandia Camara à Abobo. 

Entretien réalisé

Par Adama Coulibaly