Bas-Sassandra : La CEI note un scrutin législatif apaisé avec une faible affluence d’électeurs
La commissaire centrale de la Commission électorale indépendante (CEI), Marguerite Yoli-Bi Koné, superviseure des régions du Gbôklè, de la Nawa et de San Pedro, a s’est prononcée sur le déroulement des élections législatives dans le Bas-Sassandra lors d’un entretien avec la presse.
Selon elle, le scrutin s’est déroulé dans le calme, en dépit de quelques incidents marginaux rapidement maîtrisés et d’une faible mobilisation des électeurs au rendez-vous du 27 décembre 2025. Il faut dire, dans le cadre de ces élections législatives qui concernent 205 circonscriptions pour 255 sièges, la CEI supervise, dans le Bas-Sassandra, 40 commissions électorales locales.
Dans ce périple, la commissaire CEI a indiqué avoir sillonné plusieurs bureaux et lieux de vote afin de s’assurer du bon déroulement des opérations électorales mais aussi l’affluence qui n’est pas au beau fixe. Pour Yoli-Bi Koné, la majorité des bureaux de vote ont ouvert à l’heure réglementaire de 8 heures, et aucun incident majeur n’a été enregistré dans la région de San-Pedro.
Dans le Gbôklè par contre, quelques incidents ont été signalés dans la sous-préfecture de Lobakuya. Ces perturbations ont concerné trois à quatre lieux de vote, avant un retour rapide à la normale grâce au déploiement renforcé des forces de défense et de sécurité.
Du côté de la Nawa, le processus électoral s'est déroulé également sans incident majeur. Un incident mineur a toutefois été signalé à Buyo, précisément dans la sous-préfecture de Dapéoua, où un bureau de vote a ouvert en retard en raison de l’absence d’un agent victime d’un malaise.
La CEI note cependant une faible participation électorale, avec des taux qui n’atteignent pas encore 50 % dans plusieurs bureaux visités. Un autre point de préoccupation demeure l’absence des représentants de candidats dans de nombreux bureaux de vote. Elle a également dénoncé la présence de représentants insuffisamment formés, parfois mineurs, qui ne maîtrisent pas leur rôle, avant de remettre en cause le déroulement du scrutin.
« Ce sont souvent ceux qui ne sont pas là qui viennent dire que ça ne s’est pas bien passé », a-t-elle regretté, appelant à plus de responsabilité et de fair-play de la part des acteurs politiques lors du dépouillement et de la proclamation des résultats.
Yoli-Bi Koné a lancé un appel solennel à la paix, condition essentielle au développement du pays.
B.V.
Correspondant régional





