Bénédiction des homosexuels : « Une pratique et une union pécheresses ne peuvent être bénies », réagit Mgr Eleganti
Mgr Marian Eleganti a réagi a son tour à la déclaration Fiducia supplicans. Pour l’évêque suisse, auxiliaire émérite de Coire, « les vérités sont éternelles et ne changent pas avec l’esprit du temps. En d’autres termes, les papes et les évêques n’apportent rien de personnel mais interprètent la foi constante de l’Eglise dans la ligne de la tradition, sans rompre avec elle ».
Impossibilité de bénir une pratique et une union pécheresses.
Mgr Eleganti met vivement en cause l’idée de bénédiction des homosexuels : « il reste donc qu’une pratique et une union pécheresses ne peuvent être bénies parce qu’elles contredisent l’ordre de la création et la volonté de Dieu, et dans ce cas, la bénédiction ne peut être ni donnée ni reçue avec fruit. L’Eglise a toujours enseigné cela », dénonce l’homme de Dieu.
Pour qu’une bénédiction soit valable, elle doit rencontrer les bonnes dispositions du destinataire et de celui qui bénit. « Les bénédictions sans la bonne disposition intérieure de l’administrateur et du bénéficiaire sont inefficaces car les bénédictions ne fonctionnent pas ex opere operato (du travail effectué) comme les sacrements », précise-t-il. L’évêque auxiliaire émérite de Coire met aussi en lumière l’absurdité de distinguer les bénédictions de première classe de celles de seconde classe à laquelle tend à conduire le document romain.
La bénédiction doit être conçue dans la perspective d’une sortie du péché. Pour cela, ils peuvent recevoir la bénédiction pour la croissance dans la grâce et pour le succès de leurs efforts moraux et de leurs prochains pas dans la bonne direction, mais pas en tant que couple à cause de l’incompréhension et de l’impossibilité d’une telle bénédiction.





