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A force de prendre des décisions impopulaires, des leaders politiques courent le risque d’être esseulés. Chez les « Gbagbo ou rien », la politique de la chaise vide pratiquée depuis, la sortie de prison de la majorité des responsables du Front populaire ivoirien(FPI), commence à produire des effets contraires. Le mot d’ordre de boycott des élections législatives semble ne plus marcher. Et pour cause : La commission électorale Indépendante (CEI) a publié la liste des candidats aux élections législatives prévues le 18 décembre prochain. L’on dénombre 1080 candidats dont 199 issus du RHDP, 148 FPI (Affi N’Guessan), 20 UDPCI, 24 UPCI ,13 Lider et 676 indépendants. Alors que le camp du FPI tendance « Gbagbo ou rien » a annoncé sa non-participation au scrutin législatif, parce que selon lui, les conditions de sa transparence ne sont pas réunies, la CEI retient deux candidatures des pro-Sangaré. Il s’agit de celles de Félix Diéty et Jean Luc Ouallo. Ils se présentent respectivement à Danané (Ouest) et Tabou (sud-ouest) comme des candidats indépendants. Comment ont-ils fait pour se retrouver sur la liste des candidats en course pour l’hémicycle alors qu’ils sont censés s’abstenir de participer au scrutin du 18 décembre 2016 ? De toute évidence, quelque chose n’a pas marché chez les radicaux du FPI.
Alors que le salaire des députés estimés à plus d'un million cinq Fcfa par mois, motive un grand nombre, reste désormais à savoir le sort qui leur sera réservé, au moment où Abou Drahamane Sangaré a entamé, ce dimanche à Bonoua (sud-est) une campagne pour le boycott des élections législatives. Entre les émoluments juteux du député, une participation au développement local de sa région et l’observation d’une décision qui ne rapporte rien sinon que des humiliations, le rubicond est rapidement franchi par les pro-Sangaré. Et ils seraient nombreux à briguer un poste de député, le 18 décembre prochain. Voilà au moins qui est sage comme décision.

A.K.