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Le député de Fresco (sud-ouest) n’a pas fait de cadeau aux commissaires du gouvernement venus présenter le projet de loi sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), ce jeudi à l’Assemblée nationale.

 

Il est devenu le cauchemar de l'exécutif ivoirien désormais coutumier de la présentation devant les députés, de projets de lois aussi fantasques que confligènes.
Ce 18 juillet 2019, Alain Lobognon a fait passer un mauvais quart d'heure au ministre Sidiki Diakité lors de la présentation pour adoption par la commission des affaires générales et institutionnelles, du projet de loi portant recomposition de la Commission Électorale Indépendante (CEI). 
Morceaux choisis d'un réquisitoire sans complaisance du député du groupe parlementaire Rassemblement contre un projet de loi qui pourrait à nouveau plonger le pays dans une aventure à l'issue incertaine.

« Les choix du gouvernement ne respectent ni la lettre ni l’esprit des recommandations de la Cour africaine des droits de l’homme.

Le projet de loi ne respecte en aucun point les recommandations de la Cour africaine des droits de l’homme. Malheureusement, sous le régime RHDP, notre pays viole la loi. Le gouvernement a refusé d’être au rendez-vous de la démocratie.

La CEI doit inspirer respect et confiance pour des élections apaisées. Plusieurs formations politiques de premier plan dont le PDCI-RDA, le FPI, le MVCI, le RACI, ont été mises à l'écart dans les discussions devant aboutir à la mise en place d’une CEI consensuelle. Le gouvernement a tiré des accords des partis factices, proches du RHDP. Nous sommes non favorables à ce projet de loi et nous demandons son retrait pur et simple », a-t-il condamné.

 

Le projet de loi a été adopté en commission.

 A.K.