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Le Front populaire ivoirien (Fpi) a tenu un comité central extraordinaire, ce samedi 29 juillet, à Cocody-M’Badon. Au cours de cette réunion, plusieurs décisions ont été annoncées dont le report du congrès du Fpi, initialement prévu pour les 12 et 13 août prochains. Le président Pascal Affi N’Guessan, explique ici, dans cet entretien, les motivations du report du congrès.

 

Qu’est-ce qui a motivé la décision du report du congrès du Fpi qui devait se tenir les 12 et 13 août 2017 ?

La décision du report du congrès a été motivée par le fait que nous tenons absolument à l’unité du parti. Nous sommes convaincus que cette unité est possible. C’est pour cela que nous avons fait droit à un certain nombre d’initiatives, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur du pays, venant de personnalités qui souhaitent que ce congrès soit reporté afin de leur permettre de finaliser les actions qu’elles ont entreprises dans le sens de l’unité du parti. Ce sont des messages qui nous sont parvenus de très hautes personnalités de ce pays et du Front populaire ivoirien (Fpi). Je pense que dans les jours à venir, leurs identités seront connues. Ce sont des messages qui nous sont parvenus par l’intermédiaire de personnes fiables en qui nous avons entière confiance et de façon insistante, depuis deux mois. C’est pour cela que le Comité Central (Ndlr : du 29 juillet 2017) s’est d’abord réjoui de cette évolution favorable, a salué cet appel et a accepté, en conséquence, le report du congrès, laissant le soin au Secrétariat Général du parti de décider d’une date, au regard de l’évolution de la question de l’unité du parti.

 

En attendant la nouvelle date du congrès de votre parti, pouvons-nous avoir une idée de la période de sa tenue ?

Il vaut mieux ne pas avancer de période pour ne pas donner le sentiment d’un chantage sur les discussions. Mais, nous pensons que chacun a une idée de la date probable. L’essentiel, c’est que nous pussions tenir ce congrès d’ici la fin de l’année 2017.

 

 

 

 

 

Croyez-vous toujours en l’unité de votre parti le Fpi quand on sait que le camp Sangaré demeure dans une posture radicale ?

Vous savez que quand on est en crise, il y a une attitude de crise. Mais, je pense que tout le monde, à l’intérieur du Fpi et dissident ou pas, est conscient qu’à un moment ou un autre, on puisse mettre fin à ces dissensions. Et que le parti retrouve son unité parce que les Ivoiriens comptent sur le Fpi pour l’alternance et pour la reconstruction du pays. Aujourd’hui, le contexte est favorable à cette alternance. Donc les militants du Fpi ne peuvent pas être un obstacle au retour de leur parti au pouvoir. C’est pourquoi nous sommes convaincus que les uns et les autres entendront le message.  Et, étant donné la qualité de ceux qui appellent à l’unité à l’heure actuelle, nous sommes persuadés qu’il n’y aura pas d’attitude de rebellions vis-à-vis de ces messages. Nous comptons donc sur tout le monde. En ce qui nous concerne, nous sommes ouverts, nous sommes engagés totalement et nous devons avoir l’humilité et la modestie nécessaire pour que l’unité soit retrouvée dans la fraternité. Il y a un moment pour se bagarrer et un moment pour se disputer. Mais, il y a aussi un moment pour se réconcilier, pour se rassembler. Je crois que le moment de se réconcilier et de se rassembler est arrivé pour le Fpi. Donc je compte sur tous nos camarades qui sont aujourd’hui de l’autre côté, à commencer par le Vice-président Abou Drahamane Sangaré, pour qu’une chance soit donnée à l’unité du Fpi dans l’intérêt de la lutte, dans l’intérêt de notre pays.

Source : Sercom FPI