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Après 48 heures d’affrontement entre des jeunes, le maire d’Anyama a pris des mesures pour le retour au calme dans la commune.

Le maire d’Anyama, Amidou Sylla a rencontré, hier, la jeunesse et les chefs de communautés de la Cité de la Cola à la salle de mariage de la mairie. La réunion a eu un seul point à l’ordre du jour : Trouver une solution pour mettre fin à l’affrontement entre les syndicats qui a paralysé la ville pendant 48 heures. En effet, il ressort des explications des uns et des autres qu’un groupe d’individus arrivés à bord de deux gbaka, armés de machettes et de gourdins, dans la journée du samedi 24 février, s’est dirigé vers le quartier ‘’Palmeraie’’ pour y semer la terreur. Les jeunes d’Anyama selon eux, se sont organisés en groupe d’autodéfense  pour la sécurisation des quartiers. Le dimanche 25 février, sur les instructions d’un membre de la municipalité, le même groupe, armé de machette, accompagné par une autorité policière d’Anyama a visité plusieurs domiciles. Ces individus ont fait de nombreux dégâts et blessés cinq (5) personnes. Suite aux altercations, la police a procédé à des interpellations et des jeunes ont été conduits à la préfecture de police à Abidjan. Très en colère, les jeunes ont profité de la rencontre d’hier avec le maire pour demander le départ du commissaire de police. Devant les populations, le maire Amidou Sylla a pris quatre mesures urgentes. Ainsi, Konaté Drissa, membre de la municipalité est suspendu du conseil municipal. Il est suspendu de toute activité syndicale à Anyama. Le maire a promis faire diligence pour que les jeunes innocents  mis aux arrêts, soient relâchés. Le premier magistrat de la commune a pris en charge les frais médicaux de tous les blessés à l’issue des affrontements. Dès ce mardi matin, la mairie tiendra un conseil municipal pour décider du sort de Konaté Drissa, conseiller municipal et responsable de syndicat.  Toutes nos tentatives pour joindre le conseiller municipal cité dans l’affaire sont restées vaines car celui-ci serait absent de la ville.  Le conseil des Imams a profité de la rencontre pour lancer un appel au calme et a demandé au maire d’œuvrer pour la cohésion et la paix à Anyama.

F. N.