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Le président de l’alliance des forces démocratiques a animé hier une conférence de presse au siège du front populaire Ivoirien dont il est aussi le président. Le successeur de Laurent Gbagbo a expliqué les raisons de l’annulation du sit-in d’hier et a fixé un autre rendez-vous à ses militants.

« En marquant des points sans en encaisser un seul, en marquant l’opinion sans subir de préjudices, nous avons remporté une victoire politique. Cette action a consolidé notre position auprès de l’opinion, parce que l’évènement a été notre rencontre avec le ministre de l’intérieur et non le discours du chef de l’Etat au parlement ». Ce satisfecit est signé Affi N’guessan, le président de l’alliance des forces démocratiques (AFD) qui a animé hier une conférence de presse pour expliquer les raisons de l’annulation du sit-in qu’il avait programmé pour hier. « L’opinion et les medias se sont focalisés sur l’AFD dont la pression a entraîné la fébrilité et la panique au sommet de l’Etat » s’est encore réjoui Affi qui est aussi le président du front populaire Ivoirien, et qui a affirmé que la lutte continue. « L’histoire retiendra que nous sommes les seuls à avoir sensibilisé les Ivoiriens en critiquant le projet de Ouattara et à avoir mis la pression qui a poussé les pouvoirs publics dans leurs derniers retranchements, et nous n’avons pas agi dans la clandestinité » a rajouté le successeur de Laurent Gbagbo qui a affirmé avoir fait et bien fait son travail. Il estime que « face à la force brutale des pouvoirs publics, l’opposition doit avoir de l’intelligence ». Face aux nombreux journalistes qui avaient pris d’assaut le siège de son parti, Affi a affirmé que son objectif n’était pas d’aller faire la guerre contre l’armée nationale, mais qu’il avait estimé nécessaire de passer à autre chose pour en avoir suffisamment fait. « Tant pis pour ceux qui voulaient voir du sang et des citoyens aller en prison. Nous ne sommes pas là pour obéir aux injonctions des radicaux assoiffés de sang, parce que notre devoir n’est pas d’envoyer nos militants à l’abattoir. Nous avons offert une porte de sortie au ministre de l’intérieur qui était coincé, et notre attitude a permis au pouvoir de se rendre compte qu’il existe une force politique en face. Il existe désormais une fissure au sein du pouvoir, ce qui veut dire que nous avons aussi remporté une victoire tactique » a aussi martelé Affi, qui a dit être dans le temps de la mobilisation et de la démonstration. « Nous concluons notre bras de fer par une marche autorisée. Mais nous avons démontré que nous sommes rattachés à la paix et à la légalité, et que nous ne nous battons pas pour détruire le pays » a clarifié le président de l’AFD selon qui c’est l’intelligence et le temps qui peuvent « chasser » Ouattara, mais pas un sit-in. « Nous sommes tous d’accord que bon gré mal gré, il faut reformer l’article 35 de la constitution de 2000, mais le sommet de Marcoussis n’a pas prévu une nouvelle constitution, un sénat et une vice-présidence » a conclu le président de l’AFD qui a convié ses militants à une marche qui aura lieu le 08 octobre prochain.

F.D.B.