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Le 5ème conclave du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI) qui s’est tenu à Abidjan, dimanche dernier, a invité le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, à diligemment porter les gangs pour le dernier round sur le ring de la présidentielle de 2020 sans le maillot de l’alliance des Houphouëtistes (RHDP). Cet appel du premier responsable du RACI continue de faire des vagues. Au nombre des réactions suscitée, on note celle d’Abel Djohoré, député de Ouragahio, aujourd’hui en rupture de ban avec les irréductibles soutiens de l’ancien chef de la rébellion ivoirienne qui travaillent à la rupture de l’homme d’avec sa formation politique, le Rassemblement des républicains (RDR) dont il occupe le poste de Vice-président chargé de la région du Tchologo. Abel Djohoré avance même que leur attitude fait courir Guillaume Soro à sa perte politique. Depuis Abuja (Nigeria) où il siège pour un mois à la session ordinaire de l’Assemblée parlementaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO),  cet ex-proche de Guillaume Soro,  joint par téléphone, ce matin, n’a pas mâché ses mots face à cette invitation adressée  au PAN au cours de ces retrouvailles des militants du RACI élargis à tous les mouvements et associations de soutiens à Guillaume Soro. Pour le député-secrétaire général adjoint du RDR, chargé de la planification stratégique et des statistiques politiques, c’est sans aucun doute le chemin le plus tortueux et irrévocablement suicidaire que Soro Kanigui, le président du RACI et ses camarades viennent d’indiquer à Guillaume Soro. « Ceux qui engagent le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro, dans une démarche solitaire pour les élections présidentielles de 2020, le poussent non seulement à la faute mais le conduisent à un suicide politique certain », a-t-il confié.  Sur son mur Facebook, on peut même lire depuis ce mercredi des invectives subtilement adressées à ses anciens camarades et aux adversaires politiques du RHDP coalition au pouvoir, notamment le PDCI, le FPI et bien d’autres formations de la nouvelle plateforme politique prônée  par l’opposition. « Ceux qui ont la haine et la vengeance comme source de motivation pour prendre le pouvoir d’Etat ne goûteront jamais à ce délice car Dieu regarde à nos cœurs pour nous établir », y est-il mentionné.

   

D.K