Côte d’Ivoire / Après le cambriolage de ses bureaux : KKP dit connaître les commanditaires
Le député de Yamoussoukro commune croit connaître le mobile et les commanditaires du cambriolage dont il a été victime dans ses bureaux de Cocody-Vallon. Les événements se sont déroulés dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 juin 2018 où durant près de deux heures, les cambrioleurs ont fracassé tiroirs et placards avant d’emporter une dizaine d’ordinateurs. Selon Maître Kouassi Kouamé Patrice dit KKP « les cambrioleurs étaient en contact téléphonique avec leur « chef » de qui ils prenaient des instructions pour agir ». Au cours d’une conférence de presse tenue sur les lieux, ce samedi, l’avocat a lié ces événements à son engagement politique ». « Il s’agit d’un cambriolage politique à des fins d’espionnage politique. Le but de ce cambriolage, c’est l’intimidation et la recherche d’informations de nature à me fragiliser. De la quasi-totalité des messages et appels que j’ai reçus, une seule chose revenait de façon récurrente, le mobile politique : c’est en représailles à ton engagement politique », assure le député de Yamoussoukro. Ajoutant que déjà à chacune de ses interventions, il recevait des appels de ses amis pour lui dire : « sois prudent, fais attention, ils sont méchants. La politique se fait avec violence en Côte d’Ivoire, ils ne sont pas bons », révèle l’avocat. Qui accuse certaines personnes de prédire son enlèvement s’il ne se tait pas. S’agissant des commanditaires, l’homme de droit ne fait pas de mystère. Affirmant que « leur identité est un secret d polichinelle ». « 100% des personnes avec lesquelles j’ai échangé, désignent à tort ou à raison, deux hommes politiques de haut niveau », a-t-il révélé. Eu égard à ses convictions politiques, le député de Yamoussoukro commune a déposé une proposition de loi pour la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei). Il s’apprête à déposer une autre proposition de loi portant modification du code électorale. Désigné candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) lors des législatives de 2016, KKP a refusé le parrainage de son parti préférant y aller en indépendant. « J’ai appris à être la voix des sans voix et c’est pour être la voix des Ivoiriens que je suis venu en politique. J’espère être un modèle pour encourager les Ivoiriens à dire à haute voix ce qu’ils pensent afin que la culture du débat d’idées prenne le dessus en Côte d’Ivoire », a estimé le député.
A.K.





