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Après les émeutes qui ont vu la destruction de plusieurs infrastructures à Bouaké, 1137 éléments des forces de l’ordre, mobilisés pour la seule capitale du centre. Et pour l’ensemble des autres villes où il y a eu des manifestations ou des menaces, il a été mobilisé 6 671 hommes équipés de matériel de maintien de l’ordre. Ce sont au total 7 808 hommes tous corps confondus qui sont ainsi  déployés pour contrer les velléités insurrectionnelles des individus aux sombres desseins qui veulent mettre à mal la République sous le fallacieux prétexte de mécontentement contre la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE).Telles sont les dispositions qui ont été prises pour la sécurisation des sites de la CIE et des villes qui ont été secouées par les manifestations contre la hausse du coût d’électricité, survenues la semaine dernière. Selon porte-parole du gouvernement au terme du Conseil des ministres, ce mercredi au Palais présidentiel.
Au titre du bilan de ces manifestations fait, Bruno Koné fait état d’un mort, 3 militaires et 9 manifestants blessés, et 42 interpellations.

« Ce chiffre, à ce stade, n’est que provisoire puisque les enquêtes se poursuivent pour évaluer complètement le préjudice subi par les uns et les autres et surtout évaluer les responsabilités », a-t-il signifié. Ces troubles ont visé dans la plupart des localités qui ont été touchées les locaux des directions régionales de la CIE saccagés et pillés dans certains cas et souvent même incendiés. A Bouaké, les manifestants sont allés très loin en s’attaquant à des biens aussi bien publics que privés. Des domiciles privés ont même été pillés. Koné Bruno a averti que les personnes qui se seront rendues coupables de méfaits dans cette crise de l’électricité subiront la rigueur de la loi.
Depuis janvier 2016, les factures d’électricité ont connu une hausse allant jusqu’à 50% contrairement aux 16% prévus par le gouvernement ivoirien. Ainsi, face à la grogne sociale de plus en plus récurrente dans le pays, le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara avait décidé, le 1er mai lors de la célébration de la fête du travail, l’annulation de l’ajustement tarifaire et le remboursement du trop-perçu aux abonnés. Malgré cette annonce, le coût des factures est toujours resté élevé.
Des manifestations ont éclaté à partir du mardi 19 juillet 2016 dans certaines villes de la Côte d’Ivoire notamment à Yamoussoukro (capitale politique), Daloa (Centre-Ouest), Korhogo (Nord) et Tiassalé (120 Km d’Abidjan). Elles vont connaître un pic avec celles de Bouaké (Centre), le vendredi 22 juillet 2016, soldées par un mort, la destruction des sites de la CIE et des locaux d’administrations publiques et privées locales.