1976_pardon-a-bouake.jpg

Les militaires de Bouaké, après les turpitudes occasionnées par leur mouvement d'humeur, ont demandé, publiquement pardon à la nation, au président Ouattara et aux populations de Bouaké.

 

C'est le palais du carnaval qui à servi de cadre, ce mercredi, 24 janvier 2017, pour cette cérémonie de demande de pardon des militaires à la nation ivoirienne. C'était en presence du corps préfectoral de la région de Gbêkê conduite par le préfet Aka Konin,  Bamba, 2 ème adjoint au maire de Bouaké, Bema Fofana, député de Bouaké commune, l'ensemble de chefs traditionnels et chefs religieux et de communautés, ainsi que les associations et mouvements de femmes et de jeunes ainsi que de tous les Commandants des différents corps des Forces Armées de Côte d'Ivoire (Faci) de Bouaké. 

 

"Pardon aux populations de Bouaké et pardon à toute la nation. Nous regrettons le tort causé par nous à la population de Bouaké et aux ivoiriens. Aussi, nous soldats, demandons-nous pardons ici et maintenant au président de la République, Alassane Ouattara", a demandé le Sergent Yacouba Diallo, porte-parole des militaires.

 

Pour le sergent Yacouba Diallo, à travers cette cérémonie, les militaires de Bouaké s'engagent à définitivement regagner les différentes casernes et à se mettre au service des populations qui, durant deux semaines, ont subi un traumatisme et qui ont vu leurs activités économiques aux arrêts du fait de leur soulèvement, depuis le 6 janvier dernier pour réclamer une "prime". 

 

"Nous nous engageons aussi, nous nous engageons à nous mettre désormais à la disposition de notre hiérarchie et lui faire recours pour toutes nos revendications. Nous serons désormais à la disposition de notre hiérarchie et allons intégrer en nous les grands principes qui fondent une armée. C'est-à-dire, la discipline, l'obéissance, l'honneur, l'éthique de soi et d'autrui. Nous tenons à rassurer le chef de l'État, Alassane Ouattara, les opérateurs économiques, les investisseurs et toutes les populations de Bouaké que cela ne se répétera plus jamais", a expliqué sergent Yacouba Diallo. 

 

Quant au préfet de la région de Gbêkê, Aka Konin, il a fait savoir aux militaires leur rôle tout en leur donnant un cours magistral sur les notions du civisme, de la citoyenneté et du patriotisme. 

 "Il faut que votre pardon soit sincère. Vous les militaires, vous êtes là pour nous les civiles et vise versa. Mais sachiez que la colère et la désobéissance sont mauvais conseillers. Mais néanmoins, les populations de Bouaké ont pris acte de votre geste de ce jour. Il est temps de reconstruire Bouaké avec des citoyens dans un corps sain et un esprit nouveau", a-t-il affirmé. 

 

Avant de demander aux militaires de faire en sorte que le Président, Alassane Ouattara soit à nouveau fier d'eux. 

 

"Vous avez fait mal au Chef de l'État qui a toujours œuvré pour l'épanouissement de chaque ivoirien. Je vous demande de toujours faire confiance au Président Ouattara", a-t-il dit. 

 

Pour le préfet de la régions de Gbêkê, cette cérémonie vient à bon point car les populations de Bouaké en avaient besoin.

 

"Votre pardon leur permettra d'oublier la psychose que vous leur avez fait ces deux dernières semaines". 

 

Saisissant l'occasion, Aka Konin n'est pas allé par quatre chemin pour demander aux hommes en armes de tout faire afin que le signal du développement et de la paix parte de Bouaké. 

 

" Tous le monde a l'oeil sur vous. Démontrez votre attachement à la nation, votre bonne foi à cette population en faisant en sorte que le signal du développement, de la paix et de la stabilité parte de Bouaké. Il vous appartient de faire en sorte que votre pardon à la nation soit un signal fort pour le changement de mentalité de chaque ivoirien ",a-t-il indiqué

 

DH