Côte d’Ivoire-Burkina / Amadou Gon à propos du Tac 7 : « Notre coopération se bonifie au fil des ans »
Les Premiers ministres Amadou Gon Coulibaly et Paul Kaba Thiéba ont présidé, dans le cadre de la 7ème conférence au sommet du Traité d`Amitié et de Coopération, un conseil conjoint de gouvernement à la salle de conférence de la Fondation Felix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix, ce jeudi. Selon le chef du gouvernement ivoirien le Traité d’amitié et de coopération renforce les liens entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
En conseil de gouvernement, ce jeudi, les ministres ivoiriens et leurs homologues burkinabè ont statué sur plusieurs projets et autres sujets à soumettre à la conférence au sommet en présence des Présidents Alassane Ouattara et Rock Marc Kaboré, ce samedi. Pour le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le Tac est un espoir pour les deux peuples et même au-delà. Il se veut un ‘’vecteur de promotion de valeurs telles que la paix, le vivre-ensemble, l’intégration des peuples qui font partie des fortes aspirations de ces deux peuples respectifs’’. De l’avis du chef du gouvernement ivoirien, face aux nombreux défis socio-économiques qui jalonnent les voies du développement, un traité comme le Tac constitue un véritable levier pour bâtir un meilleur lendemain au profit des deux peuples. C’est pourquoi, tout en faisant mention aux devanciers pour les sillons tracés, il s’est félicité de la dynamique de coopération voulue par les deux gouvernements (burkinabè et ivoirien) qui se traduit par des concertations permanentes. « Notre coopération se bonifie au fil des ans, depuis la signature le 29 juillet 2008 à Ouaga du Tac entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Aujourd’hui, plus qu’hier, nos engagements restent les mêmes, à savoir l’édification de l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou à travers le développement de projet intégrateurs, l’amélioration du climat des affaires et la fluidification du trafic entre les deux corridors, la stimulation du processus d’intégration régionale et sous-régionale ainsi que la promotion du bien-être des peuples burkinabè et ivoirien », a indiqué Amadou Gon. Cependant, relève le Premier ministre de Côte d’Ivoire, les deux Etats font face à de nombreux défis qui freinent leur élan de développement et dont les origines sont à la fois endogènes et exogènes. « En effet, notre monde est en proie à des crises politiques, alimentaires, financières, énergétiques et environnementales ainsi qu’à des fléaux tels que le terrorisme et l’extrémisme violent », a exposé Amadou Gon Coulibaly. Dans l’optique de relever ces défis, « les pays du sud se doivent donc de nouer des liens de partenariat économiques qui servent leurs intérêts et demeurer solidaires dans l’adversité », poursuit-il, avant de magnifier l’exemplarité de la coopération entre les deux Etats, qu’il qualifie de « modèle réussi de partenariat sud-sud ». Même regard pour le Premier du Burkina Faso Paul Kaba Thiéba, qui confie que c’est avec la même exaltation et le même enthousiasme que les deux parties se retrouvent en ce moment à Yamoussoukro pour poursuivre l’œuvre entamée. Outre les accords à évaluer à la conférence au sommet du Tac aujourd’hui, le conseil de gouvernement a planché sur de nouveaux projets d’accord et de coopération. Ces projets d’accord concernent, entre autres, le domaine de l’Energie, du Transport, de l’Habitat et l’Urbanisme. Il est question aussi de la création du fonds de l’Amitié ivoiro-burkinabè au profit des jeunes et des femmes des deux pays.
F.N.
Envoyé spécial à Yamoussoukro





