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Après 29 jours de jeûne, les musulmans ont célébré, ce jeudi l'Aïd el-Fitr ou la fête de la rupture du jeûne du mois de ramadan. La célébration officielle s’est tenue à la grande mosquée de la Riviera-Golf, à Abidjan, en présence du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

 

Les musulmans de Côte d’Ivoire, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré, ce jeudi 14 juin l’Aïd el-Fitr. Ce jour qui est aussi le premier du mois lunaire de chawwal, a été l'occasion de retrouvailles familiales et de festivités diverses sur tout le territoire national. L’une des attractions de cette célébration, la prière collective matinale a eu lieu dans les mosquées ou les esplanades plus vastes. Les festivités officielles se sont déroulées à la grande mosquée de la Riviera-Golf, à Abidjan, en présence du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui représentait le chef de l’État, Alassane Ouattara. Au terme de la prière, le chef du gouvernement ivoirien a formulé des vœux de paix et de bonheur pour son pays. « Je souhaite la paix et la concorde entre les Ivoiriens et la santé pour tous », a déclaré Amadou Gon Coulibaly, qui avait à ses côtés, le ministre d’État, ministre de la Défense Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité et bien d’autres personnalités de la communauté musulmane. Le Premier ministre a saisi l’occasion pour féliciter les guides religieux pour les messages paix et de cohésion sociale formulés à l’endroit des populations vivant en Côte d’Ivoire pendant les prières et le mois du jeûne.

 

La zakat el-fitr ou l'aumône de fin de jeûne

 

Cette fête a été aussi l’occasion pour les fidèles musulmans de s’acquitter de l'aumône de fin de jeûne, appelé la zakat el-fitr. En effet, s'il ne l'a pas fait à compter de la veille du vingt-septième jour du ramadan, le croyant doit s'acquitter pour lui et sa famille, de l'aumône de fin de jeûne et cela avant la prière de l'Aïd. Il s’agit d’un don en vivres (maïs, mil, riz…) ou en numéraire, qui peut être fait aux nécessiteux ou aux mosquées. S'adressant à l'assemblée dans les mosquées, les imams ont rappelé l'importance du jeûne dû à Dieu. A Koumassi, au quartier 32, l’imam dans sa prêche, a fait référence à un hadith du Prophète pour qui « le jeûneur connaît deux joies : une joie lorsqu'il rompt son jeûne [du mois de ramadan] et une joie quand il rencontre son Seigneur ». Aussi, avec l'Aïd el-Adha (jour du sacrifice du mouton), l'Aïd el-Fitr est-elle l'une des deux plus importantes fêtes musulmanes car sa dimension humaine, sociale et communautaire est très importante. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’après la prière collective, les fidèles sacrifiant à la tradition, ont visité ou appelé au téléphone leurs proches et leurs parents, pour  leur souhaiter un "Aïd moubarak".

Abou Adams