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« Civisme et élection locale en Côte d’Ivoire : quelle contribution de la jeunesse de Duekoué ? ». C’est autour de ce thème que la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) a, grâce à l’appui technique de la Konrad-Adenauer-Stiftung réuni, une trentaine de jeunes des différents représentants des partis politiques et les leaders des associations communautaires de la région du Guémon, à la salle des fêtes de la mairie de Duekoué.

 

Durant deux jours, ils défricheront tous les thèmes liés à la démocratie, à la citoyenneté, au civisme et à la paix, en période électorale. Une façon, selon Kouamé Adjoumani, président de LIDHO de permettre à ces jeunes d’une part, de « jouer pleinement leur partition au moment où le flambeau des responsabilités administratives, politiques et sociales, lui sera tendu ». Et d’autre part, de les « protéger de l’instrumentalisation dont ils sont très souvent et malheureusement l’objet, notamment de la part des acteurs politiques », précise-t-il. Car, pour lui, ce sont eux qui sont au-devant de la scène, les premiers à descendre dans les rues pour y laisser leur vie, à l’appel du politique.

C’est pour cette raison que Florian Karner, Représentant Résident de la Konrad-Adenauer-Stiftung  les a appelés à se rendre plus responsables et utiles. Notamment en se détournant des manipulations politiciennes pour se faire former parce qu’ « aucune nation ne peut se développer sans une jeunesse disciplinée et bien formée ». Cette assertion, Gohoré Bi Tibé, secrétaire général 2 de la préfecture de Duekoué l’a soutenu en les invitant à renforcer leurs capacités pour que Duiekoué dispose d’une jeunesse empreinte de démocratie pour des élections locales apaisées. Car Duekoué a déjà payé un lourd tribu au cours des élections de 2010.

Dans sa communication, Pr Bléou Martin ex-ministre de l’Intérieur a souhaité que les candidats évitent tout acte visant à la tricherie au cours des scrutins à venir. Pour lui, compte tenu du climat assez fragile auquel l’on assiste, les candidats et mêmes les institutions impliquées dans les élections, gagneraient à mettre en avant la transparence pour le bien des Ivoiriens. « Que les populations allochtones ne soient pas privées de leur devoir de vote par les autochtones pour la simple raison que c’est leur droit absolu partout où ils se trouvent en tant que citoyens ivoiriens », a-t-il conseillé.  

A.K.