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Les fêtes de fins d’années se sont bien déroulées dans l’ensemble sur tout le territoire national. Pour tout observateur de la société ivoirienne, la fausse note de cette célébration aura été la ruée des mineurs dans les maquis et autres espaces de loisirs, réservés en principe aux adultes. 

 

Les populations de toutes les communes d’Abidjan ont célébré dans la joie les fêtes de fins d’années, dont la Saint Sylvestre. Mais l’un des faits qui a malheureusement attiré l’attention de plusieurs observateurs de la société ivoirienne, c’est bien le comportement  de certains mineurs. Qui à l’occasion de cette fête, ont pris d’assaut les espaces de loisirs tels que les maquis et les bars, où l’alcool, le tabac, le sexe, et probablement la drogue étaient au cœur des attractions. Des adolescents dont l’âge varie entre 12 et 20 ans, cigarette à la bouche, assis autour de tables remplies de bouteilles d’alcool. C’est le triste décor que l’on a pu observer les nuits du 31 décembre 2017 et du 1er Janvier 2018 dans les quartiers du district d’Abidjan.  Pour certains adultes, ces mineurs à travers leur comportement narguent à la limite les personnes âgées. « Ces mineurs adoptent une attitude qui ne nous donne plus le courage de revenir dans ce bar. Ils narguent à la limite les adultes que nous sommes. D’abord ils arrivent en nombre important, exige un salon à eux seuls, et consomment l’alcool à flot comme de véritables alcooliques. Et comme si cela ne suffisait pas, certains parmi eux se mettent sans gêne à s’embrasser », déplore DM, un habitant de la commune de Koumassi. Qui ne cache pas le gène avec lequel il a observé un groupe de ces mineurs le 31 décembre 2017, dans un bar de son quartier.  Même son de cloche pour un confrère résidant dans la commune de Cocody. « C’est choquant ce qui nous été donné de voir hier (NDLR : lundi 1er janvier 2018) à Angré dans un maquis à Cocody. Un groupe de jeunes garçons accompagnés de gamines, vêtues de tenues exposants leurs corps, s’était installé dans un grand maquis. Vu la façon dont les garçons tenaient les jeunes filles -tantôt à la taille pour certains, tantôt à la hanche pour d’autres- l’on comprend aisément que les relations sexuelles n’ont aucun secret pour ces ados. Qui à cette heure de la nuit, devaient en principe être au lit », a-t-il déploré. « C’est vraiment dommage, renchérit une serveuse de maquis. Ces enfants consomment plus que les adultes à l’occasion des fêtes, et généralement les week-ends. Ils se cotisent avant de venir et ils nous permettent de faire notre chiffre d’affaires. Ce qui fait que nos patrons ne nous interpellent même pas sur le fait qu’il  faut limiter leurs commandes, en raison de leur âge».  

 Comme on peut le constater à travers ces témoignages, la problématique des mineurs dans les maquis de façon générale, et particulièrement à l’occasion des fêtes, se pose et mérite une réflexion profonde. Qui sont les responsables de cette dérive de nos mineurs? Les parents ont-ils démissionné ? Que faut-il faire pour y remédier ? Que fait la police des mœurs ? Ne serait-t-il pas judicieux, que les pouvoirs publics prennent des mesures  interdisant de façon pure et simple, la vente du tabac et de l’alcool aux mineurs âgés de moins de 18 ans?

Abou A.