Côte d’Ivoire / Développement Assihué, S/p de Tié-N’diékro : Des pas de géant de la Mudesa
Les cadres et villageois d’Assihué, village situé dans la sous-préfecture de Tié-N’diékro, se sont retrouvés le week-end de la Pâques pour parler de développement. Plusieurs actes concrets ont été posés en ce sens par la mutuelle de développement socio-économique d’Assihué (Mudesa).
Assihué, regroupement de 3 villages (Landonou, Tanoukro et Salékro) devenus des quartiers, situé dans la sous-préfecture de Tié-N’diékro, dans le département de Didiévi, était en effervescence les vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 avril derniers. Ces festivités de Pâques ont permis aux cadres avec à leur tête, le président de la Mutuelle de développement économique et social d’Assihué (Mudesa), Paulin Sétagny Amani de plancher sur le développement socio-économique du village. Selon le maire de Tié-Nédiékro, Casimir Kouassi Borhey, on ne peut pas vivre en autarcie. Ainsi donc, l’heure est au regroupement. « Je vous encourage à continuer sur cette voie ». A la marraine, le maire a adressé des mots d’encouragement. « Ce qu’elle est en train de faire pour Kpebo (village de la commune de Tié-N’diekro) est grand. Elle doit le faire pour tous les villages de la commune », a indiqué l’autorité municipale. Intervenant, le président de la Mudesa, a fait des doléances. Notamment le besoin d’infirmiers de toute urgence pour l’infirmerie dont la clé a été remise, le 27 juillet 2018. En outre, face à la mévente du cajou, Paulin Amani propose la culture du manioc dont l’usine vient d’être installée à Raviart. « Je demande aux parents allés en basse-côte de revenir au village pour les cultures locales », a-t-il exhorté. Concernant le bilan de ses activités à la tête de la Mudesa, Paulin Setagny a annoncé 250 tables bancs pour les trois écoles, 8 caisses de kit pédagogique, un ordinateur complet pour l’Iep de Raviart, plusieurs jeux de maillots, 3 coupes, le tout d’une valeur de plus de 18 millions Fcfa. Sans oublier le matériel d’entretien, des brouettes, des pelles, des râteaux et du riz pour les cantines des écoles que la Mudesa avait offerts. Le président a exhorté les instituteurs et les élèves à en faire bon usage. Il a par ailleurs encouragé les jeunes au travail et les parents à établir les extraits de naissance des enfants. Des démarches en vue de l’obtention d’une antenne relais et un projet d’électrification des écoles sont en cours d’exécution. Ce sont autant d’actions qui ont émerveillé la marraine Pauline Affoué. « Ce que cette mutuelle a fait en si peu de temps d’exercice n’a jamais été vu ailleurs dans la région. Toutes mes félicitations. C’est pour ça que je n’ai pas hésité un seul instant à vous soutenir. Chers parents, chères mamans, c’est à cause de vous que vos enfants se battent en ville. Pour l’éducation de nos enfants, commencez et nous vous suivons. Assihué a déjà bien commencé, vous êtes sur le bon chemin. Le diplôme seul ne suffit plus. Il faut aussi développer le relationnel. Soyons unis et aimons nous les uns les autres pour l'avancement de la chose commune », a-t-elle fait exhorté. Le président de la Mudesa a lancé un appel à tous les filles et fils d’Assihué, quel que soit leur lieu de résidence, à participer aux activités de la mutuelle. « Cela fait 7 mois que mes frères m’ont mis à la tête de notre mutuelle. Je profite de cette occasion pour rendre hommage à notre président Félix Dali à qui j’ai succédé. Jusqu’à ce jour, il participe aux activités de la mutuelle en tant que conseiller. Je me suis entouré de gens qui ont le niveau et la capacité de ne pas se laisser décourager par des agissements quelconques », a confié Paulin Setagny Amani. Concernant le volet festif, musique, danses traditionnelles (adjoss, Goly de Bendekouassikro, zaouli) prestations d’artistes tradi-modernes invités (Bella Nika, Adeba Konan) ont égayé le village dont les fils et filles ont effectué massivement le déplacement. Des réunions de famille pour régler les litiges et préparer l’avenir, se sont tenues. « De la viande de brousse dans la main droite, du vin dans la main gauche », rigole Armel Amonou, président de l’Union de la jeunesse d’Assihué (Uja). Au quartier Tanoukro, sous un arbre, une famille est en pleine discussion. Un fils raconte qu’il ne venait plus au village ni n’appelait plus personne par ‘’manque de moyens’’. Sa mère se demandait si sa conversion en Christ fait qu’il la considère ainsi que les villageois comme des ‘’sorciers’’. Les deux finissent par se réconcilier, en se prenant dans les bras, sous les applaudissements. La finale du match de football qui s’est jouée au stade de Tanoukro, le dimanche 21 avril a vu la victoire de l’équipe B sur l’équipe A.
Adama Coulibaly
Envoyé spécial à Assihué





