Côte d’Ivoire / De nouvelles réformes en cours de validation pour une meilleure performance de l’administration ivoirienne
Un atelier de validation de l'avant-projet de la nouvelle loi portant Statut Général de la Fonction Publique se tient depuis hier à Yamoussoukro. Il s’agit d’élaborer de nouvelles réformes en vue d’améliorer les performances de l’administration.
« Classification souvent injuste des emplois, des salaires et accessoires de salaires insuffisants et très inégalement répartis. Absence de profil de carrière dans certains corps de métier. Manque de mobilité professionnelle entre familles d’emploi… », sont autant de récriminations que ne cessent de dénoncer les fonctionnaires et agents de l’Etat à travers différents syndicats de la Fonction publique. En effet, la loi n° 92-570 du 11 septembre 1992 portant Statut général de la Fonction publique actuellement en vigueur, présente des insuffisances. Aussi, est-il apparu urgent, de réformer le Statut général de la Fonction publique afin de parvenir à une « administration publique moderne performante, professionnelle et modèle ». C’est tout le sens de l’atelier de validation de l’avant-projet de loi portant statut général de la Fonction publique, qui se tient, depuis hier à Yamoussoukro. Les experts du domaine, auront à cœur de revisiter le dispositif juridique de gestion de la carrière des fonctionnaires et agents de l’Etat, à savoir le Statut général de la Fonction publique. Durant 3 jours, les membres de la Cour suprême, de la grande Chancellerie, des structures rattachées aux institutions de la République s’emploieront à cette tâche. Afin de définir, un statut adapté aux exigences d’une administration moderne. La réflexion sur les grands axes de cette modernisation, se traduira par la gestion des ressources humaines de l’Etat. En parcourant les maux qui minent l’administration ivoirienne, le premier patron de ce département ministériel, le général Issa Coulibaly, a mis à nu certaines insuffisances : « La Côte d’Ivoire s’est dotée d’un tout premier texte régissant la Fonction publique en 1964. Ce texte a montré ses limites au point où un autre texte a été adopté en 1992. Il s’agit de loi n° 92-570 du 11 septembre 1992 pourtant statut général de la Fonction publique actuellement en vigueur. Vingt-six ans après, cette loi ne permet plus de faire face avec efficacité aux exigences administratives et socio-économiques nouvelles. », a-t-il souligné. Se prononçant à cette tribune sur la pertinence des perspectives de la réforme du statut général de la Fonction publique, Issa Coulibaly a indiqué qu’« Aujourd’hui, l’administration est confrontée à une série de difficultés. L’évolution du cadre des emplois et la forte croissance des effectifs, la répartition irrationnelle des fonctionnaires et agents de l’Etat de façon qualitative sur toute l’étendue du territoire ». A ses assises, le représentant du Pnud a salué l’opportunité de la réforme. C’est pourquoi, il a exhorté les participants aux travaux à plus d’ardeur et d’attention. « Le Pnud se réjouit par avance de la qualité vos contributions qui devraient permettre à la Côte d’Ivoire d’améliorer la qualité et la performance de son service public ».
C.K.





