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La Commission électorale indépendante (Cei) est victime d’attaques en règle de la part de certains membres de l’opposition ivoirienne et des organisations de défense des droits de l’Homme. Qui ont décidé de mettre la tête de son président à prix. Voici toute la vérité.

 

Les élections locales annoncées pour cette année rendent certaines personnes hystériques. Depuis quelque temps, elles se sont lancées dans la diabolisation et le dénigrement de l’institution et de son premier responsable. La Cei continue ainsi de de faire l'objet de diatribes aussi bien en Côte d'Ivoire qu'en dehors du pays. A titre d’exemple, prétextant que la composition actuelle de l'organe électoral ne donnerait pas suffisamment de garanties quant à son impartialité l’Ong Action pour la protection des droits de l’Homme (Apdh) a saisi l'Union Africaine pour exiger sa recomposition. L’action a été intentée contre l'Etat de Côte d'Ivoire devant la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples (Cadhp) au motif au motif que la Commission électorale indépendante (Cei) serait « illégale et illégitime ». A la vérité, il s’agit d’un vaste complot que la Cei et le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité  viennent  de découvrir. Pis, selon des sources bien introduites, c’est une « entreprise en préparation contre la stabilité et  l'équilibre » de la Cei ». « Plusieurs personnes, des organismes de défense des droits de l'Homme, des Organisations non gouvernementales (Ong), des diplomates sont cités » dans la conspiration. Leur dessein inavoué, avoir la tête du président de la Cei, Youssouf Bakayoko,  en charge des scrutins municipaux, régionaux et sénatoriaux à venir.  Ceux-ci ne lésinent pas sur les moyens pour atteindre leur objectif, le départ de Youssouf Bakayoko de la tête de l’institution électorale. « La requête de certaines structures politiques et de la société civile visant à la réforme  de la Cei est mal à propos. Elle n'est ni convenable à la situation actuelle ni acceptable au regard des circonstances », a soutenu un responsable de la Cei.  « Le Pdci et le Rdr doivent aller à un consensus autour de la Cei. Faute de quoi, ce sera la porte ouverte au cafouillage dont les conséquences seront désastreuses pour la Côte d'Ivoire », a  prévenu  une source au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. A y voir de près, ce déchaînement de passion autour de la Cei cache  un véritable complot contre les Institutions de la République et menace la Côte d'Ivoire contre une autre guerre postélectorale. « La Cei est un nerf très sensible par lequel on veut passer pour mélanger encore le pays », accuse le cadre du ministère de l’Intérieur.  « C'est un vaste complot que nous venons de mettre à nu, qui implique des diplomates, des hommes de médias, des hommes politiques. Un haut dignitaire du Pdci, ancien député de ce parti, originaire d'Agboville est impliqué. Il est le cerveau de ce vaste complot visant à déstabiliser la Cei », coupe un responsable de la Cei.  Un ancien député Pdci tire donc les ficelles de cette cabale. La raison, il accuse le président de la Cei, cadre du Pdci de tourner casaque. Toute chose qui, selon les détracteurs de Youssouf Bakayoko, risque de compliquer l’alternance au pouvoir en 2020. « On s’appuie donc sur des Ong fantoches dont certaines sont idéologiquement affiliées à des partis politiques pour tenter de semer la confusion et le trouble dans les esprits des Ivoiriens, espérant obtenir le départ de Youssouf Bakayoko avant la fin de son mandat qui expire en 2020 », a dénoncé notre interlocuteur du ministère de l’Intérieur de la Sécurité.  Le président de la Cei et ses collaborateurs ont été installés en septembre 2014 pour un mandat de 6 ans. Ils sont vus comme un obstacle sur le chemin de leur machination. Il faut donc le sacrifier. Les acteurs de la cabale, un juge nommé par Laurent Gbagbo à la cour africaine des droits de l’homme, une Ong de défense des droits de l’Homme et l’ancien député Pdci qui y travaillent activement. Le chef de l’Etat très en colère contre ce juge ivoirien, a refusé de le recevoir lors de son dernier voyage en Côte d’Ivoire, selon notre informateur. Il est l’instigateur de la saisine de la cour africaine par l’organisation de défense des droits de l’Homme, vassale du Fpi tendance Abou Drahmane Sangaré.

 

A.K.