Côte d’Ivoire / Elections municipales et régionales prochaines : Les zones à risques pour le Rdr
Les élections municipales et régionales couplées de septembre 2018 sont comme une saison des pluies qui s’annonce. L’on doit prendre comme le gouvernement sait le faire, à l’approche de ces périodes pluvieuses, des mesures draconiennes pour se mettre à l’abri de toute surprise désagréable. Qu’on le veuille ou pas, des risques sérieuses persistent pour le Rdr.
Zones névralgiques, zones à risques, zones à palabres... En tout cas, les élections municipales et régionales à venir, seront, de toute évidence, crûment disputées. Il y a des communes et des régions qu’il faudrait surveiller comme un cadavre indien. Car, ces élections constituent la dernière occasion pour certains cadres du Rdr de se repositionner, de conforter leur position ou de se refaire une petite santé politique avant 2020. Pour le Front populaire ivoirien (Fpi) de Pascal Affi N’guessan, il s’agit d’essayer de rebondir après la piètre prestation lors des dernières législatives. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire –Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda), le mouvement des Forces de l’avenir (Mfa), le Parti ivoirien des travailleurs (Pit), l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) veulent aussi s’affirmer et s’imposer dans leurs zones de préférences à l’occasion de ces élections. Le Rdr qui semble la locomotive du Rhdp a commencé à enregistrer et traiter les candidatures qu’il va parrainer. Et déjà les choses coincent à la Rue Lepic. Le consensus semble difficile à trouver des fois. Dans le Tonkpi, les candidatures Rdr à Danané et Man donnent du fer à retordre aux conciliateurs. Pareillement à Adjamé, où l’on enregistre 10 (dix) demandes de candidatures. Le vice-président Hamed Bakayoko doit continuer de faire son chapelet afin que le maire actuel, candidat à sa propre succession et ses 9 autres challengers puissent trouver un terrain d’entente. Les choses ne sont pas non plus faciles dans le Cavally avec le retour de « Buldozer ». Anne Désirée Ouloto veut aider ses parents une fois devenue présidente du conseil régional. Mais le terrain est glissant. Elle qui en est à sa deuxième tentative, en sait bien des choses. Dans la cité des antilopes, les 6 prétendants n’ont pas trouvé encore de consensus. A Koumassi, le député Troaré Adjaratou lutte le parrainage avec le conseiller du chef de l’Etat, Cissé Ibrahim Bacongo et Kader Abdrahamane Ouattara. Au Plateau le départemental Isaac Doh, Ouattara Drahamane, Séa Jean Honoré et Massogona Bamba veulent tous le ‘’parapluie’’ Rdr. A Abobo, ‘’la vieille-mère’’, Jeanne Peuhmond, Yéo Klotioloma et une autre troisième personne ‘’s’empoignent’’ pour le parrainage du parti de la rue Lepic. Les partis alliés chercheront, sans nul doute à s’affirmer également. Des communes comme Port-Bouët, Yamoussoukro, Bouaké, Daoukro … sont réputées être des bastions du Pdci-Rda. Quelles places pour le Mfa, l’Udpci, le Pit, l’Upci ? Mabri Toikeusse Mabri et Gnamien Konan, ce dernier autrefois président de l’Upci, ont fait les frais de leur refus de s’aligner. Bien que les partis membres de l’alliance houphouétiste prendront part à ces joutes électorales en rangs serrés (Rhdp), ces élections sont vus par chaque entité comme devant permettre de redessiner la carte politique du pays avant 2020. Le Rdr le sachant, veut garder la haute main sur ces élections. Et, Kandia Kamissoko Camara, la « péré » nationale, secrétaire nationale du parti à la case en a fait un défi personnel. On le voit, les batailles feront rage, car celui qui raflera la mise à ces élections, aura fait un grand pas vers les échéances futures.
Y. C.





