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La vérité commence à faire son œuvre relativement à ce qui convient de nommer « affaire Antoinette Meho ». Cette militante du Front populaire ivoirien arrêtée, il y a quelques semaines. Madame Antoinette Royssia Epouse Meho dit « Maman Gbagbo » a été inculpée mercredi pour atteinte à la sûreté de l’Etat.
Selon un document signé du doyen des juges d’instruction, c’est depuis le 17 juin dernier que la justice ivoirienne est aux trousses de cette dame de 60 ans, figure de proue des femmes proches de l’ancien chef d’Etat, Laurent Gbagbo. Il lui est reproché les faits « atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l’autorité de l‘Etat, constitution de bandes armées, direction ou participation à une bande armée, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l'ordre public, assassinat, tentative d’assassinat, vol en réunion à mains armées portant sur des armes, munitions et divers objets et destruction volontaire de biens d’autrui ». La vérité vient ainsi de rattraper le mensonge des pro-Gbagbo. En effet, pour le camp de l’ex-régime au pouvoir, l’arrestation et l’incarcération à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) de « Maman Gbagbo », aurait pour raison de l’empêcher de témoigner à décharge à la reprise du procès de Simone Gbagbo.  Elle aurait aussi pour but de freiner, son combat pour que justice ne soit pas rendue au peuple Wê, victime des «atrocités » lors des crises successives en Côte d’Ivoire. Arrêtée à son domicile de Yopougon Selmer depuis le 10 août dernier, Maman Gbagbo séjourne depuis, mercredi dernier à la MACA pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il est temps que l’impunité cesse dans ce pays mais après avoir prouvé la culpabilité des mis en cause.

 

A.K. avec koaci