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Les hommes du directeur général de l’Office national d’identification (Oni),  Konaté Djakaridja viennent de réussir un beau coup de filet. Un redoutable réseau de présumés faussaires viennent d’être démantelé. Les membres ont été mis aux arrêts.

Tous les jours pour le voleur, un seul jour pour le propriétaire. Ce vieil adage populaire, Sey Bi Séhi Martin, 31 ans, étudiant en mines et géologie, Gaure Luc Florentin Patrice, 40 ans, étudiant en géographie, Yao Kouamé Lazare, étudiant en géographie, Téhé Arsène, 29 ans, étudiant en droit et Tioman Eba Jean-Louis, vont méditer là-dessus à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). En effet, ces jeunes gens se sont spécialisés dans la fabrication de tous les titres administratifs. Ils sont en même temps juges, médecins, commissaires de police, sous-préfets et procureurs. Les attestations d’identités, les extraits d’actes de naissances, les casiers judiciaires, les certificats de nationalité, les certificats de décès, ils les établissent en un temps record et à vil prix sinon que le coût varie d’une tête à une autre. Avec leur arsenal aussi puissant que leur réseau, ils se font des sous. C’est depuis un sous-quartier de Yopougon qu’ils opéraient. Joint au téléphone, ce lundi  14 mai 2018, le responsable de la communication de l’Oni J.A a confirmé la prise avant de nous ramener à la justice. «  L’affaire se trouve aux mains de la justice. Les mis en cause ont été déjà déférés », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’il a été découvert lors des perquisitions divers outils informatiques notamment un ordinateur complet avec deux imprimantes, 15 cachets portant les noms des différents magistrats, 6 cachets du ministère de la justice, une trentaine de cachets d'état civil des Sous-préfectures et mairies, 3 cachets dont deux portant le nom des commissariats de police du 29ème arrondissement de Treichville et le 3ème portant le nom du commissaire de police Bakayoko A., des cachets du Tribunal du commerce, d’une banque, puce de 400 supports de certificats de nationalité, des cachets de l’Oni, une centaine de timbres fiscaux, plusieurs attestations d'identité et des milliers de certificats de nationalité ivoirienne et 250 imprimés de casiers judiciaires. A suivre, l’Oni une rude bataille est ainsi engagée contre la fraude sur l’identité. Et, elle sera sans état d’âme.

Y.C.