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Les leaders traditionnels conduits par sa majesté Tchiffi Zié, Secrétaire général permanent des rois, sultants, princes, cheicks et chef coutumiers d’Afrique, ont échangé avec les enseignants grévistes. Ci-dessous le communiqué.

« Plutôt que de penser aux échecs d'aujourd'hui, il vaut mieux penser aux succès de demain. Et oui, une nouvelle porte vient de s'ouvrir dans l'enseignement en côte d'Ivoire suite à la médiation de sa Majesté Tchiffi Zié et de ses pairs, dans le bras de fer qui oppose le gouvernement et les syndicats des enseignants. En effet, suite à une grève des syndicats qui paralyse l'école ivoirienne au risque de fermer les portes de celle-ci pour un certain temps, faisant courir le risque d'une année blanche, Sa majesté Tchiffi Zié, dans son rôle de haute autorité morale et ses pairs, chefs traditionnels, ont pris l'initiative de rencontrer les enseignants grévistes pour trouver une solution et être leur porte-parole auprès du gouvernement. Tout le monde a en mémoire le risque d'une année blanche que la Côte d'Ivoire a connue. En effet en 1990, la société civile ivoirienne et l’opposition politique étaient en ébullition. Favorisé par la frustration engendrée par des années de régime à parti unique, le chômage et un manque d'avenir professionnel, la jeunesse finit par céder aux chants des sirènes de la manipulation et de la récupération politique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, c'était le groupement d'étudiants, la FESCI créée en avril 1990, qui, avec les syndicats et les partis politiques de gauche, jouaient un rôle déterminant dans la mobilisation des manifestations organisées contre le pouvoir en place. Aujourd'hui, malgré la rencontre entre les syndicats des enseignants grévistes et madame la Ministre de l’Education, aucun accord n'a pu être trouvé. Cela entraine une inquiétude de la part des parents d'élèves, car la prolongation de cette grève peut malheureusement déboucher sur une année blanche. Tout le monde sait que les élections de 2020 approchent et que, si les différentes parties ne s'accordent pas dès à présent sur leurs malentendus, le risque de récupération politique existe, et nul n'a envie de revivre les événements de la crise postélectorale de 2011. C'est donc face à ce risque de trouble, que les leaders traditionnels ont pris les devants, car comme dit le Roi «Ce que le vieux voit assis, le jeune ne le voit pas debout». De cette médiation est née un espoir. La Cosef-ci et la coordination des enseignants et chercheurs de côte d’ivoire (cnec), avec à sa tête son secrétaire général, Johnson Zamina Kouassi, ont décidé de « s’unir pour devenir plus forts ». C’est la première fois qu’un Roi intercède dans un conflit et met fin à deux grèves à l’issue des pourparlers sous sa haute bienveillance. Sa Majesté appelle tous les Ivoiriens à faire preuve de la même initiative pour que le pays arrive aux élections apaisées et en paix. Les leaders traditionnels, qui sont aussi des parents d'élèves, veulent prévenir plutôt que guérir en se mettant au-dessus de tout clivage politique. Ils en ont profité pour faire comprendre aux uns et autres, que seul compte l'intérêt de la Côte d'Ivoire et de ses enfants. En réussissant la suspension de cette grève, les leaders traditionnels viennent de réussir le pari que désormais les Ivoiriens, voire les Africains, peuvent compter sur la sagesse Africaine. Le rôle de la chefferie est d'aider les politiques à trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Les leaders traditionnels se mettent à la disposition de la nation toute entière, prêts à apporter leur sagesse et leur médiation à tout conflit, d'où qu'il vienne et quel que soit sa gravité. Les leaders traditionnels exhortent les syndicalistes et le gouvernement à une attente afin de trouver une solution durable aux problèmes de l'école ivoirienne. Selon l'adage africain « Pour se réconcilier, on n'apporte pas un couteau qui tranche mais une aiguille qui coud » confie le Roi. Le Roi et ses pairs prient et demandent à ce que tout le nécessaire soit fait pour éviter le spectre d'une nouvelle année blanche à l'école ivoirienne. « Lorsqu'une porte se ferme une autre nouvelle porte s'ouvre. Passer son temps à regarder la porte qui se ferme nous empêchent de voir les nouvelles portes qui s'ouvrent devant nous» conclut le Roi ».