Côte d’Ivoire / Jean-Marc Yao, Lidho : « Les personnes clés ont droit à la sécurité et la santé »
A l’issue de l’atelier de formations des hommes de médias sur la question des personnes clés, Jean-Marc Yao, secrétaire national de Ligue ivoirienne des droits de l’Homme, chargé des personnes clés fait des précisions sur la prise en charge des Lesbiens, Gay, Transsexuels et Bisexuels
Comment se fait la prise des personnes clés au niveau de la Lidho ?
La Lidho apporte une assistance juridique aux populations clés. Particulièrement les Lesbiens Gay Bisexuels et Transsexuels. Quand ils sont parfois en danger ou menacés, la Lidho prend un avocat pour les accompagner dans leur démarche.
La Lidho avec d’autres structures ont mis en place un observatoire pour les personnes vivantes avec le Vih-Sida. Quelles sont leurs missions ?
Cet observatoire a pour mission de briser toutes les barrières qui empêchent les LGBT d’avoir accès aux soins de santé. Il a été prouvé que la stigmatisation et la discrimination étaient des obstacles à l’accès aux soins des personnes clés. Il est intéressant de savoir que l’observatoire n’est pas dédié seulement qu’aux personnes LGBT. C’est pour toutes les personnes victimes des violations de droits humains.
Les personnes violentées dans les hôpitaux, quelle est votre contribution ?
Notre seule contribution c’est l’accompagnement de l’assistance juridique en leur donnant des orientations. La Lidho fait aussi de la sensibilisation des autres organisations de la société civile. Nous amenons les organisations de la défense de droit de l’Homme à épouser notre vision.
La Lidho prend-il en compte l’aspect santé et sécurité des personnes clés ?
Effectivement, la Lidho prend en compte l’aspect santé et surtout sécurité. Parce que nous assurons l’aspect juridique. Quels que soient nos bords politiques et orientations sexuelles tout le monde a droit à la santé et la protection. Nous mettons l’accent sur la sensibilisation des forces de l’ordre. La police et la gendarmerie. A cet effet, nous avons eu un atelier de formation à l’école nationale de la gendarmerie.
Quelle est l’objectif principal recherché ?
Nous expliquons aux forces de l’ordre que les LGBT sont des personnes comme nous. Ils ont droit à la sécurité. Nous leur disons que l’orientation sexuelle n’est pas pénalisée par la loi ivoirienne. Les LGBT ont le droit de vivre comme tout le monde
Anicet ZIO





