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Le chef de l’Etat a échangé ce mercredi à Abidjan, avec la société civile autour du nouveau texte constitutionnel. Il a saisi cette occasion pour répondre à ses détracteurs sur bien de points.

« C’est  n’importe quoi » de dire que la nouvelle Constitution est faite pour écarter le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, a indiqué le Chef de l’Etat Alassane Ouattara. Il a souligné que le nouveau texte constitutionnel est « impersonnel » et « nul ne doit être exclu, nul ne doit être favorisé ». « J’ai été gêné par certaines choses. Beaucoup de gens ont commencé à dire si on fait cela, c’est parce qu’on ne veut pas que Soro Guillaume soit le successeur Constitutionnel. L’avenir appartient à Dieu, chacun doit se battre pour y arriver», a-t-il exhorté. Pour lui, la nouvelle Constitution a pour objectif d’assurer la séparation claire des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif.
Les convives du président de la République ont dans leur ensemble salué la constitutionnalisation de la société civile. L’article 26 de la nouvelle Constitution accorde une place de choix à la société civile et stipule que : « La société civile est une des composantes de l’expression de la démocratie. Elle contribue au développement économique, social et culturel de la nation. »

La nouvelle Constitution qui sera soumis à référendum dimanche "n’est pas faite pour et contre quelqu’un", a affirmé le chef de l’Etat ivoirien Alassane.
"La Constitution n’est pas faite pour quelqu’un et contre quelqu’un. Elle s’applique à tous", a déclaré M. Ouattara face à la société civile, ajoutant qu’il "espère que (ce nouveau texte) sera voté sans équivoque".
Le chef de l’Etat, a appelé la société civile qui a une "contribution essentielle" à apporter à la cohésion sociale, à "faire passer le message" du vote pour augmenter le taux de participation au référendum de dimanche.
Le 11 octobre, 239 députés sur 249 ont adopté en plénière, l’avant-projet de Constitution à eux soumis le 05 octobre par le chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Ce nouveau texte dont les innovations majeures sont la non limitation d’âge pour les candidats à la présidentielle, la création d’un sénat et du poste de vice-président.
L’opposition et des cadres de la coalition au pouvoir notamment le député de Port-Bouët, Kouadio Konan Bertin dit KKB, rejettent cette Constitution estimant que la procédure engagée par le chef de l’Etat pour sa mise en place est "anticonstitutionnelle".
La campagne référendaire, ouverte samedi devrait s’achever le 29 octobre suivie du vote le lendemain.

A.K. avec abidjan.net