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Un conseil des ministres a eu lieu, ce mercredi au Palais de la Présidence de la République. Plusieurs sujets de l’actualité politique dont les récentes élections locales, ont été parcourus. Sidi Touré, s’est largement expliqué sur les interpellations de Vrémen, de la collaboratrice de Georges Ezaley et l’interdiction de la conférence de presse de d’Evariste Méambly.

 

Des candidats malheureux aux élections municipales et régionales ont été entendus  cette semaine à la préfecture de police d’Abidjan quand un autre s’est vu interdire une conférence de presse qu’il a voulu animer dans les locaux d’un organe de presse. Le porte-parole du gouvernement, le ministre Sidi Touré a expliqué les raisons de ces évènements, hier lors de la conférence de presse d’après conseil. Concernant le cas Evariste Méambly, le porte-parole du gouvernement  a indiqué que son collègue de la sécurité qui a dû percevoir  des  risques de troubles à l’ordre public et a pris  des  décisions d’encadrement de cette initiative.  Selon lui, c’est un individu qui a voulu saisir une opportunité mais à l’en croire, dans une telle situation, l’appréciation de l’environnement sécuritaire doit se faire et après les décisions doivent être prises pour circonscrire et éviter quelque trouble que ce soit. « Tout candidat de quelque qualité dont il puisse se prévaloir, a obligation d’attendre la proclamation de façon définitive par  les entités ou les autorités qui en ont le pouvoir. Nous encourons le risque de trouble, à l’ordre public, lorsque certaines personnes se mettent dans l’exercice de vouloir proclamer  des résultats qui peuvent ne pas être conformes à ce que l’entité ou l’autorité  en dernière recours est amenée à annoncer. C’est ce qu’il faut éviter », a-t-il indiqué. Le ministre de la Communication et des Médias  a lancé un appel à l’ordre aux différents candidats qui ont des observations à faire sur  les différentes élections. Tout en rappelant que la période du contentieux est en cours. A ceux qui estiment que l’action de police comme une atteinte à la liberté de la presse, Sidi Touré a rassuré en ces termes : « Ceci me permet de fortement insister, qu’il n’y a aucun lien avec la liberté de la presse. Certes, cela devait avoir lieu dans un organe de presse, mais il n’y a pas de lien à faire avec la problématique de la liberté d’expression journalistique ».  Parlant de supposé intimidation de Serge Vrémen et  la collaboratrice d’Ezaley, le ministre a soutenu qu’il n’en était rien. « Ce n’est pas juste de parler d’intimidation.  Nous l’avons dit, ici à ce pupitre. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a délivré un message à l’attention de tous les candidats, au calme et à l’attente et même la Cei l’a fait, parce que le dernier recours revient à l’institution qui doit se prononcer sur les résultats définitifs », a-t-il expliqué. Il a dénoncé que  certaines personnes veuillent prendre des initiatives qui peuvent amener à ce que l’on appelle «  trouble à l’ordre public ».  « Quand vous êtes initiateur d’un certain nombre d’actes qui peuvent créer ce genre de problèmes, déranger les populations dans leur sérénité et leur vie quotidienne, il est bon que vous soyez entendu. Personne n’est au-dessus de la loi encore plus ceux qui veulent représenter les populations dans ces différentes élections », a-t-il martelé.  Poursuivant, il a fait savoir qu’il y a des voies de recours. Et pour cela, il faut respecter la procédure pour le recours et attendre.  Selon lui, les tribunaux sont suffisamment compétents et légitimes pour se prononcer et sont au-dessus de tout soupçon de prise de position. « Il faut qu’on leur fasse confiance. Ce n’est pas la jungle. Que les uns et les autres respectent les droits de recours, ils verront qu’ils ne seront pas interpelés par rapport aux actes qu’ils auront posés pour perturber l’ordre public », a-t-il clarifié.

L. F.