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Le nouveau préfet de région, préfet de département de Bouaké vient de s'attaquer au phénomène d'incivisme qui peint en noir la ville de Bouaké. A cet effet, il a initié une rencontre d'échanges avec les autorités administratives et élus de la ville de Bouaké, ce mercredi 21 novembre à la salle de mariage de la mairie. En effet, à Bouaké, personne ne respecte personne. Les règles élémentaires de la route ne sont pas connues par les conducteurs. Le code de la route est foulé aux pieds par les chauffeurs. D'autres n'ont même pas le permis de conduire. On se fout des autorités de la ville. L'incivisme dans toutes ses formes notamment l'incivisme des automobilistes et motocyclistes, le non respect des feux tricolores, le non respect du code de la route, les véhicules, motos et tricycles sans pièces en circulation, des conducteurs sans permis de conduire sans compter le mauvais stationnement des camions le long des artères et aussi les parades des motos et voitures à l'occasion des mariages ou dans les cortèges d'hommes politiques et surtout l'outrage aux forces de l'ordre. Le gouverneur Tuo Fozié a pris des décisions fermes pour palier à ce mauvais comportement des populations de la ville de Bouaké constaté trois mois après sa prise de fonction dans la capitale du Gbêkè. Selon le préfet de région, « il y aura la phase de sensibilisation qui sera pilotée par un comité de suivi composé des forces de l'ordre et des responsables des associations et des syndicats des transporteurs, des tricycles et engins à deux roues sans oublier les administrations et fonctionnaires utilisateurs des engins à deux roues. Après la phase de sensibilisation, ce sera la phase de répression au cours de laquelle un arrêté préfectoral sera pris pour l'interdiction sur toute l'étendue du département, des parades de motos et voitures à l'occasion de mariage ou de cortège des d'hommes politiques et la mise en fourrière des véhicules et motos sans pièces. Je vous interpelle tous pour la réussite de cette mission. Je voudrais pouvoir compter sur vous pour que Bouaké redevienne normale », a signifié, Tuo Fozié. Pour la population, la responsabilité incombe aux parents qui ont carrément démissionné dans l'éducation de leurs enfants. Ils ont touché du doigt le racket sur les routes par les forces de l'ordre qui occasionne aussi l'incivisme dans la cité. Quant à M. Koulibali, parent d’élève, il a accusé le gouvernement d'être à la base de ce mauvais comportement. « On ne peut plus toucher les enfants. Un enfant peut maintenant traduire son propre père au tribunal et donner raison à l'enfant. On ne peut plus parler aux enfants. Qu'est-ce qu'on doit faire ? », a-t-il déploré. La ville de Bouaké va rentrer dans sa phase de mue. Bientôt, elle n'aura plus le visage balafré par l'incivisme et autre forme d'indiscipline.

Oscar K