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La Côte d’Ivoire a démarré le processus d’élaboration de son Plan d’Action national pour la sécurité sanitaire (PANSS). Les travaux de démarrage de cette importante activité ont été lancés le 5 septembre 2017, à Abidjan, par le Directeur Général de la santé, Prof. Simplice Dagnan, représentant la Ministre ivoirienne de la santé, en présence du Représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Jean-Marie Vianny Yameogo, et du Directeur pays du CDC-Atlanta.

L’atelier préparatoire qui s’est déroulé sur deux jours (5 – 6 septembre 2017) visait à expliquer la méthodologie - y compris la matrice de planification - pour le développement du plan d’action, la cartographie des parties prenantes et l'identification des plans pertinents disponible au niveau national ; à examiner les recommandations ou actions prioritaires de l'Évaluation Externe Conjointe (et d'autres évaluations) ; à finaliser la liste des points focaux des ministères techniques pour chaque domaine et à préparer la logistique pour un atelier national de validation du Plan d'Action National de Sécurité Sanitaire.

 

« La Côte d’Ivoire accorde un intérêt particulier à l’élaboration de ce plan et voudrait exprimer ses remerciements aux partenaires qui accompagnent ce processus », a dit la Ministre ivoirienne de la santé dans un discours lu par son Directeur Général de la santé.

Le Représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Jean-Marie Vianny Yameogo, a réaffirmé l’engagement de l’OMS au processus d’élaboration d’un Plan National de Sécurité Sanitaire (PNSS) pour la Cote d’Ivoire. « A l’issu de l’évaluation externe conjointe des capacités du pays au regard du RSI, les évaluateurs internationaux et les experts nationaux Ivoiriens, ont constaté que le pays disposait déjà d’une fondation solide pour la gestion des menaces de santé publique. Toutefois, ils ont été unanimes qu’il y a encore un long chemin à parcourir pour avoir des capacités pérennes, nécessaires pour assurer la sécurité sanitaire nationale. L’évaluation externe conjointe a marqué donc le début d’un processus  visant à renforcer, de manière durable, les capacités du pays à prévenir, détecter, investiguer, notifier et déclarer les menaces pour la santé publique, et d’y apporter une réponse appropriée. Je reste convaincu que les recommandations issues de l’évaluation externe conjointe du RSI vous serviront de boussole pour l’élaboration du plan d’action national de sécurité sanitaire », a-t-il dit. 

Le Plan d’Action national de sécurité sanitaire vise à accélérer la mise en œuvre des capacités du Règlement sanitaire international (RSI) dans le cadre du renforcement du système de santé, à apporter une assistance technique et financière aux pays ayant des ressources limitées sur la base de priorités définies au niveau national et à assurer une coordination et une collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux pour l’élaboration et la mise en œuvre. En outre, ce plan devra viser à remédier aux insuffisances relevées dans les capacités selon les priorités nationales et les priorités de santé publique énoncées dans le RSI. Pour les déficits de capacité qui ne peuvent être comblés au moyen des ressources nationales, le pays devra établir des partenariats dynamiques avec des pays partenaires ou d’autres partenaires internationaux de développement.

Enfin l’élaboration du PANSS doit tenir compte des documents stratégiques nationaux existants, tel que le plan national de développement sanitaire 2016-2020.

Les travaux préparatoires en vue de l’élaboration du PANSS a réuni tous les partenaires techniques clés impliqués dans l’approche « une seule santé », nationaux et internationaux.  Le processus d’élaboration du PANSS bénéficie de l’appui technique et financier de l’OMS, du CDC et de l’USAID.