Côte d’Ivoire / Les chefs de communautés décident s’impliquer Lutte contre l’incivisme et les troubles à l’ordre public Bouaké
Bouaké, seconde ville de Côte d’Ivoire, a toujours été perçue comme le berceau de la violence, des manifestations virulentes et ternissant plus ou moins l’image du pays. Plusieurs situations ayant illustré cet était de fait, notamment, la rébellion de Septembre 2002, les derniers remous sociaux que sont entre autres, l’insurrection militaire de janvier dernier, et la marche contre la CIE en juillet 2016. Une marche qui a vu la mise à sac des édifices publics et privés, autant de actes qui ont fortement dénaturé l’image de Bouaké. C’est pour mettre fin à cette situation que des chefs de communautés résidant à Bouaké ont décidé de mettre en place une stratégie commune afin juguler ce phénomène de ‘‘désordre’’ et ‘‘de violentes’’, qui, pour un oui ou pour un non, crée la désolation au sein des populations. Malheureusement, certaines communautés, notamment, le grand groupe Malinké et les communautés venues de l’espace CEDEAO sont toujours indexées et taxées d’être à l’origine des différentes frondes sociales qui secouent la ville.
Réunis au sein de l’Union des chefs de communauté résidant à Bouaké (UCCRB), ils ont, à l’issue d’une rencontre au centre culturel Jacques Akan, le samedi 1er Avril, décidé de conjuguer leurs efforts afin de se mobiliser et sensibiliser leurs différentes communautés sur la nécessité de changer l’image de la ville. Ce, par l’adoption d’un comportement civique et citoyen, et au besoin, d’agir en synergie avec les autorités locales pour faire face aux éventuelles tentatives de troubles à l’ordre public.
Pour le premier responsable de cette Union, Bema Diomandé, chef de la communauté Bafing, c’est à l’issue d’une visite de terrain que la stratégie a été mise en place. Elle va consister à développer un véritable réseau d’information et de communication qui prendra sa source au sein des différentes grandes familles dans chacune des communautés vivant à Bouaké. Ainsi, en développant ce puissant outil, ‘‘on ne permettra plus jamais le désordre à Bouaké’’. Car ‘‘on se connaît tous dans cette ville, donc s’il le faut on n’hésitera plus à dénoncer les fauteurs de trouble’’, a-t-il expliqué.
‘‘A cause de l'indiscipline de certains de nos jeunes, la population de Bouaké souffre toujours de son développement qui a pris du plomb dans les ailles. Il est temps que l'indiscipline et l'incivisme à Bouaké prenne fin. Et nous, chefs de communauté, nous nous engageons à sensibiliser les ressortissants de nos différentes communautés. Nous devons nous mêmes, chefs de communauté dénoncer ceux qui détruisent Bouaké’’, a martelé M. Diomandé.
Bien avant, il a indiqué qu’il faut avant tout, demander pardon aux propriétaires terriens de la ville de Bouaké pour avoir souiller leur terre avec des actes de déshonneur. Pour leur hospitalité légendaire, ce genre de comportement venant des autres communautés qui s’y sont installées est plus que honteux.
Par ailleurs, il a souhaité que le pardon du chef de l’Etat soit imploré au regard de tout ce qu’il a fait pour Bouaké. Ces actes ont terni l’image du pays car avec ce comportement, les populations ont démontré leur irresponsabilité à maintenir l’ordre et la sécurité. Et les chefs de communauté n’ont pu jouer leur rôle face à cette situation.
‘‘Nous devons tous protéger les acquis du Président Alassane Ouattara à Bouaké. Nous nous engageons également à soutenir le Président Ouattara dans toutes ses actions’’, a-t-il réaffirmé.
HD





