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Les principaux dauphins du président s’agitent déjà sur les réseaux sociaux en prévision de son éventuelle succession. Les potentiels successeurs du chef de l’État à la présidentielle de 2020 donnent de la voix sur les médias et les principaux réseaux sociaux, très prisés des Ivoiriens.

Dernier exemple en date, Amadou Gon Coulibaly vient subitement de réactiver son profil sur Facebook. Ce compte était quasiment inactif depuis 2014. Donné favori pour prendre le poste de vice-président de Côte d’Ivoire après la réforme constitutionnelle en cours, le secrétaire général de la présidence ivoirienne s'est entouré d’une équipe de jeunes partisans pour se rendre désormais plus visible. Surnommé "Le Lion" par les militants du RDR,Amadou Gon Coulibaly suit la voie ouverte par le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, dont l'hyperactivisme sur Internet ne cesse d’être critiqué par ses adversaires. 

Le "PAN" possède plusieurs comptes sur Facebook mais aussi sur Twitter. Il est également bien visible sur Instagram. Son conseiller et ami, l’ex-ministre des sports Alain Lobognon a repris la main sur cette stratégie de communication depuis son départ du gouvernement en 2015.

Autre dauphin putatif d'Alassane Ouattara, le ministre de la sécurité et de l’intérieur Hamed Bakayoko préfère privilégier Facebook où la moindre de ses actions ou de ses sorties est dûment rapportée. Contrairement à ses principaux challengers Hamed Bakayoko mise surtout sur les médias d’État dont l’accessibilité est plus aisée au regard de sa fonction. Ainsi, le conseiller chargé de la communication de Dominique Ouattara, Bazoumana Coulibaly, veille personnellement à la programmation de ses activités sur la RTI. 

Jusqu’à présent peu friand de réseaux sociaux, Thierry Tanoh vient de s’entourer d’une équipe de journalistes qui relaie ses activités sur Facebook. Le secrétaire général adjoint de la présidence ivoirienne commence par ailleurs à multiplier les actions de parrainage, notamment sportif.  Il vient parallèlement de rejoindre la plateforme des anciens élèves du lycée scientifique de Yamoussoukro (centre) où il a étudié. Cette opération,sous couvert de rechercher des fonds pour restaurer cet établissement, assure à Thierry Tanoh une meilleure visibilité auprès des populations.  www.africaintelligence.fr/LC- La lettre du continent