Côte d’Ivoire / Lobognon annonce son soutien à la candidature de Soro à la presidentielle de 2020
La candidature du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à la présidentielle de 2020 ne fait plus de doute dans l’esprit de ses partisans. Proche du président Guillaume Soro, le député de Fresco Alain Lobognon a annoncé, ce lundi son soutien à la candidature de l’ex-chef de la rébellion ivoirienne alors que ce dernier ne s’est toujours pas officiellement prononcé sur la question.
En effet, ayant refusé de faire tomber le masque, Guillaume Soro a indiqué dans une interview accordée à un confrère français, hier dimanche qu’il allait y réfléchir. L’ancien Premier ministre a annoncé en parler d’abord au chef de l’Etat Alassane Ouattara et au président du PDCI Henri Konan Bédié.
Mais son collaborateur a préféré devancer tout le monde, lui assurant son soutien à la présidentielle de 2020. « J’ai décidé de soutenir la candidature de Guillaume Soro à l’élection présidentielle de 2020. C’est mon droit constitutionnel », a écrit M. Lobognon, disant attacher « du prix au respect des libertés collectives et individuelles », sur son compte Twitter.
Membre du secrétariat général du Rassemblement des républicains (RDR, pouvoir), Alain Lobognon, qui n’a plus assisté à une réunion depuis plus de trois ans, a donné « rendez-vous à ceux qui réclament (sa) démission du (parti) dans quelques jours », dans un tweet dimanche.
« Personne, encore moins une raison, ne m’oblige à porter la casaque du Rdr », a poursuivi lundi l’ancien ministre ivoirien des Sports, soulignant avoir « appris du Maître Djéni Kobena Georges (fondateur du Rdr) qu’il faut savoir partir quand rien ne vous maintient là où n’est plus votre quiétude ».
Depuis plusieurs mois, des tensions sont palpables entre le parti au pouvoir et ses alliés de l’ancienne rébellion, les ex-Forces nouvelles (FN) qui avaient à leur tête Guillaume Soro.
« Durant la crise politico-militaire, mon positionnement entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Kigbafori Soro était au cœur des débats de salon ou de thé », a relevé le député, estimant n’avoir « jamais renoncé à sa liberté ».





