Côte d’Ivoire / Opération de maintien de paix et gestion des crises : Hamed Bakayoko partage l’expérience ivoirienne à la tribune de l’Onu
Le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko a prononcé ce mercredi, à l’Onu le discours portant l’engagement de la Côte d’Ivoire pour les opérations de maintien de la paix dans le monde.
L’organisation des Nations Unies (Onu) mène depuis ce mercredi, un débat de haut niveau, au Pays-Bas autour du thème : « L’action collective pour l’amélioration des opérations de maintien de la paix ». Le ministre d’Etat, ministre de la Défense ivoirien, Hamed Bakayoko a, à cet effet partagé l’expérience de la Côte d’Ivoire à cette prestigieuse tribune. Selon Hamed Bakayoko, les opérations de maintien de paix se déroulant dans un environnement de plus en plus difficile, caractérisé par des attaques asymétriques contre les soldats de maintien de la paix et les populations, il serait nécessaire que les missions onusiennes de paix assument, en plus de la protection des civils, leur rôle d’accompagnement des processus politiques de sortie de crise et de consolidation de la paix. « Il appartient au Conseil de sécurité, sur la base d’analyses rigoureuses de l’environnement et des contraintes opérationnelles, de doter les opérations de maintien de la paix de mandats robustes, fixant des objectifs clairs et réalisables », a-t-il exhorté. Toutefois, il a regretté que les missions de paix éprouvent parfois des difficultés à s’accorder sur le sens précis des restrictions imposées par les mandats, et à traduire les concepts et stratégies d’ensemble en actions. Poursuivant, il a souhaité que les mandats doivent être flexibles et séquencés, pour permettre une adaptation progressive des priorités des missions, aux évolutions du contexte sociopolitique et sécuritaire du pays hôte. Par ailleurs, il a également conseillé aux contributeurs de troupes de veiller à une formation adéquate de leurs contingents, conformément au code de conduite de l’Onu et à la mise à disposition d’équipements adaptés aux exigences du terrain. Concernant la Côte d’Ivoire, il s’est réjoui du fait que la réussite du processus de désarmement de démobilisation et réinsertion (Ddr) soit reconnue dans tout le monde entier. Le ministre de la Défense a indiqué que si la Côte d’Ivoire a réussi sa sortie de crise, cela est dû à certains points qui ont été minutieusement respectés à savoir : « Un accord politique, préalable au déploiement de l’opération des Nations Unies, un régime des sanctions comprenant un embargo sur les armes, les diamants et des sanctions individuelles, l’autorisation de recourir à la force pour détruire les armes lourdes et le respect de l’accord politique et du résultat des urnes certifié par les Nations Unies ». Cependant, il a reconnu que toutes les opérations ne répondent pas toujours à ce schéma ivoirien réussi et certaines connaitraient même de sérieux échecs ou s’éternisent. Il a pour cela donné trois conditions pour la réussite de ces missions : la prévention, la clarté du mandat et les moyens appropriés pour sa mise en œuvre et la nécessité d’une coopération exemplaire entre le système des Nations Unies et le gouvernement en place. Hamed Bakayoko a dit la disponibilité de l’Etat ivoirien à soutenir les opérations de maintien de la paix dans le monde.
L.F.





