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Les décisions du Bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ont été suspendues par le juge ivoirien Massofola Traoré. En effet, dans un jugement rendu ce mercredi 19 septembre, le juge Massafola Traoré écrit: « Renvoyons les parties à mieux se pourvoir, mais dès à présent et vu l’urgence, rejetons l’exception d’incompétence soulevée par le PDCI, nous déclarons compétent, rejetons les exceptions d’irrecevabilité tirées de défaut de qualité et de la violation de l’article 69 des statuts du parti, déclarons monsieur N’guessan [Jérôme, le plaignant, lui-même membre du bureau politique, mais proche de la présidence de la République] recevable en son action, l’y disons bien-fondé (…) Ordonnons la suspension de toutes les décisions prises par le Bureau politique du PDCI tel que résultant du communiqué final. Mettons les dépens à la charge du PDCI ».

Le fameux Bureau politique du 17 juin avait reporté à un congrès l’adhésion du PDCI-RDA parti dit unifié RHDP. Jérôme N’Guessan, membre du bureau politique, avait saisi la justice pour casser la décision de reporter l’adhésion au parti unifié à un congrès.

A l’analyse, à travers le jugement rendu par Massafola Traoré, la justice ivoirienne se range du côté des partisans du parti unifié pro-Ouattara.

Adjoumani Kouassi, Bernard Koutoua Ehui, Amede Kouakou, Paulin Danho, Michel Benoit Coffi, Felix Anoble, Kagnon Silue, Adophe Konan Saraka, Noel Yao, Louis Kouakou Ambonoua et Behou Ekis font aussi partis du groupe des contestataires du BP du 17 juin.

Selon des proches de Bédié approchés, les avocats du PDCI-RDA vont faire appel de la décision du juge Massafola. «Nous sommes prêts à aller devant les instances internationales, telle que la Cour Africaine des droits des peuples s’il le faut », nous a répondu un haut cadre du PDCI-RDA.

Dans le camp des partisans du parti unifié, il se murmure déjà que «Bédié ne peut plus être président du Pdci à partir du 6 octobre 2018, date de la fin de mandat. Il doit organiser un congrès…»