Côte d’Ivoire / Présidence de l’Assemblée nationale : Pourquoi Guillaume Soro a été reconduit
Avec 230 voix soit 95,04 % contre 12 soit 4,96% pour Evariste Méambly, Guillaume Soro, député de Ferké commune pour la deuxième fois, président sortant de l’Assemblée nationale, a été réélu, hier à la tête de l’institution parlementaire. Guillaume Soro a été plébiscité par ses pairs pour un second mandat. A la vérité, cette grosse performance du président de l’Assemblée nationale n’est pas fortuite et pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. D’abord par le travail abattu par l’ancien chef de la rébellion durant le mandat passé. « J’ai essayé pendant 5 ans, d’inscrire cette institution au cœur de la République. Il y a eu beaucoup d’innovations. Les députés ont été présents partout en Côte d’Ivoire, dans les villages. Nous avons essayé de donner un sens à cette législature. Une Assemblée nationale où il y a le débat de haut niveau. J’ai géré de façon impartiale. Il n’y avait plus de députés PDCI, RDR, indépendants mais des députés de la nation », peut se vanter Guillaume Soro. « Notre institution a atteint sous la houlette du président Guillaume Soro, un haut niveau qui en fait aujourd'hui, l'une des institutions les plus incontournables de notre pays », argumente la vice-présidente sortante Célestine Trazéré. Elle va plus loin. « Le candidat Guillaume Soro a dirigé notre institution pendant la législature 2011-2016 avec responsabilité, avec un sens élevé du devoir. Pendant ces 5 ans, il a inscrit l'Assemblée Nationale de son pays, de notre cher pays, au cœur de la République. Comme un soldat, il a été au front avec sa trouvaille : la diplomatie parlementaire. Du Nord au Sud en passant par le Centre, de l'Est à l'Ouest, il a été sur le terrain, dans les villes, dans nos villages et campagnes pour vendre le vivre ensemble, la cohésion sociale, le rassemblement des Ivoiriens dans leurs différences pour faire de notre diversité une richesse. Mieux, ces différentes tournées ont été marquées par des projets de développement dont la construction d'écoles, de centres de santé, de réhabilitation d'infrastructures de l'hydraulique villageoise... Notre Assemblée nationale a essayé de tenir son rôle dans une approche Républicaine. Avec lui, nous étions des députés de la Nation et il s'est efforcé de nous inculquer cette approche nous appelant à être ensemble et solidaires. Notre institution, à notre élection en 2011, présentait un visage bien pâle. C'étaient des bâtiments en lambeaux, littéralement calcinés. L'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, était une Institution exclue des Organisations inter-parlementaires, non à jour de ses cotisations. C'était également des agents démotivés par le manque d’outils de travail et par le traitement salarial. Il aura fallu un homme de mission et de résultats, il aura fallu Guillaume Soro pour redonner un second souffle à notre Parlement. Souvenez-vous que l'état de délabrement avait amené des journaux de la place à barrer à leur ''Une'' que «la Maison du Peuple est au garage». Fort heureusement, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Grâce à Guillaume Soro, la Maison du peuple a retrouvé son prestige au plan national et son rang sur la scène parlementaire internationale. Nul doute que c'est ce qui a incité nombreux nouveaux collègues à solliciter le suffrage des populations. Guillaume Soro a impulsé une dynamique nouvelle articulée autour d’une vision-programme orientée vers la modernisation de l’Institution, le rapprochement de l’Institution des populations, la promotion du genre, le renforcement des capacités, la diplomatie parlementaire, la promotion de nos valeurs culturelles et un regard critique porté sur la marche de notre pays. Ces grands acquis d’un homme politique adoubé d'un humanisme ''no limit'', ne sauraient être reniés, mais plutôt récompensés. Un témoignage qui dit tout sur le bilan impressionnant de Guillaume Soro à la tête de l’Assemblée nationale. Ensuite, le député de Ferké commune a indiqué qu’il solliciterait l’autorisation des présidents Ouattara et Bédié se représenter candidat au perchoir. « Je ne ferai rien que le président de la République ne m’autorise », a-t-il fait savoir. Il est clair que ces deux personnalités ont accordé leur autorisation et bénédiction à Guillaume Soro, en guise de reconnaissance pour son combat pour la démocratie, la justice, la liberté en Côte d’Ivoire. La preuve, l’ancien fesciste était candidat unique du RHDP face à l’indépendant Evariste Méamble. D’autre part, le patron de l’ancienne rébellion ivoirienne a suffisamment prouvé qu’il est un homme de devoir mais aussi de fidélité et de loyauté au chef de l’Etat ivoirien. « Mon éducation m’autorise la loyauté, la fidélité. C’est avec leur accord que je me porterai candidat au perchoir », voilà qui est clair.
A.K.





