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Durant une heure 15 minutes, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des jeunes et du Service civique a fait l’état des lieux de la politique de promotion de la jeunesse Ivoirienne. Il a défendu point par point les actions du gouvernement en faveur de cette jeunesse.

 

Le ministre de la Promotion de la jeunesse de l’emploi des jeunes Sidi Touré était ce lundi à la maison de la presse, dans le cadre de la traditionnelle tribune dénommée Press club, qu’organise l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Le thème soumis à la sagacité de l’invité de ce 22ème Press-club est ‘‘Politique nationale de la jeunesse (Pnj), outil stratégique pour la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique’’. Dans son exposé liminaire, le ministre a mis en exergue les grands chantiers du gouvernement ivoirien au profit de la jeunesse. A titre d’exemple les stratégies de la Politique nationale de la jeunesse (PNJ). Au nombre de 5, ces stratégies ont été élaborées pour l’encadrement des jeunes, la structuration de la jeunesse, la protection des jeunes mais également et surtout, pour l’emploi et la réinsertion de la jeunesse ivoirienne.

Le taux du chômage est en baisse

Il ressort de son exposé, que le taux de chômage a chuté de 6,1% en 2012 à 2,8% en 2016. Sidi Touré dit s’en tenir à ces chiffres du Bureau International du Travail (BIT). Car c’est l’organe aguerris en la matière. Quant aux critères qui distinguent le chômeur, le ministre a laissé entendre que trois critères sont de mise.  A savoir être sans activité rémunératrice, être disponible en plein temps et être activement à la recherche d’un emploi. « Le chômeur est donc une personne à la recherche d’un emploi, disponible et libre de tout engagement », a-t-il déclaré.

Grève des agents : « le droit syndical n’a pas été attaqué »

Abordant la crise qui a secoué l’Agence emploi jeune, il a indiqué que les agents de cette plateforme d’emploi n’ont pas respecté les règles en matière de grève. Non sans oublier de mentionner qu’ils ont le droit de mener une grève. Il a signifié que l’Agence est une structure privée qui fonctionne avec les fonds de l’Etat. C’est pourquoi a-t-il dit, son personnel est composé des contractuels et des fonctionnaires. Avant de déplorer la rupture du contrat quant à ceux qui sont sous contrat, il a fait remarquer qu’il n’est pas aisé de se séparer d’un collaborateur. « Je suis le plus peiné dans cette histoire car ce n’est pas facile de se séparer d’un collaborateur», a-t-il avoué.  « Quant aux fonctionnaires, ils ont été réaffectés dans les zones du pays où le ministère a besoin du personnel », a défendu l’émissaire du gouvernement. « Tout le monde ne peut pas travailler à Abidjan » a justifié Sidi Touré. Aussi, a-t-il évoqué dans la foulée, la tranche d’âge pour briguer un mandat à la tête d’une association de jeunesse comprise entre 15 et 35 ans. Car sans nul doute cela est un véritable souci dans les villages du fait que les jeunes de cette tranche d’âge sont tous dans les zones urbaines. Il a rassuré l’auditoire que le chef de l’Etat a amené la tranche d’âge entre 15 et 40 ans.

Le drame de l’immigration clandestine

Dans son exposé, il est revenu sur l’immigration qui fait couler beaucoup d’encre. A ce niveau le ministre a indexé les parents comme étant à la base de ce malheur. « C’est un véritable drame » a-t-il déploré. « Pour cette aventure clandestine, il faut 3 à 4 millions, et ce sont parfois les parents eux-mêmes qui aident ces candidats à l’immigration à rassembler cette somme », a dénoncé le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique. Poursuivant, il a martelé agir en toute transparence pour le compte de la jeunesse ivoirienne. Le ministre les a donc invités à tourner le dos à l’incivisme, à la drogue et à l’immigration clandestine en vue de s’inscrire dans la politique de l’Ivoirien nouveau.

M.Y.