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14 cabinets membres des structures  de suivi-encadrement de projets DDR (ADDR-CCSR) de la réinsertion des ex-combattants de 2012 à 2015 ont exigé, ce jour le paiement des factures de  leurs prestations à la Cellule de coordination, de suivi et de réinsertion (CCSR), structure ayant remplacé l’ADDR. Selon Martin Sahouré Kouakou du cabinet CIDH Consulting et l’un des porte paroles du collectif, ce sont 732 millions FCFA représentant leur dû qui passera à 574 millions FCFA après défalcation de 158 millions CFA représentant selon  un audit commis pour certaines irrégularités du suivi de certains travaux. « L’audit prévu a été réalisé et les résultats communiqués aux cabinets en juin 2016. Résultats induisant  des taux de prélèvements de 15 à 40 % sur les cumuls des factures initiales. Initiative difficilement acceptable par les  cabinets et ONGs mais qui n’a cependant pas  fait objet de contestation, vues les nombreuses difficultés auxquelles ces structures étaient déjà confrontées et dans l’espoir que les paiements dus seront immédiatement réglés », fait savoir le collectif.Et d’accuser : « Cependant, et en dépit de tout cette bonne disposition des membres des structures de suivi, de ne faire aucune entrave au processus en acceptant tous les contraintes imposées  par des responsables nationaux du DDR, les  factures des prestations effectuées restent à ce jour encore non réglées après 14 mois d’attente complétant à 26 mois d’activité sans rémunération. Et, cela, deux (2) mois après la fin du mandat de la CCSR et à  quelques jours de la fermeture de ses portes,  le jeudi 31 août 2016. Toutes  les démarches  menées par des représentants des structures concernées  pour une rencontre d’information avec un  responsable du DDR,  sont restées  à ce jour sans suite ». La situation devient intenable, selon ces structures. « Les responsables de structures  d’implémentation du suivi-encadrement  vivent dans l’angoisse de l’incertitude du règlement des factures  de plusieurs mois d’activité ». « Nous pouvons citer, au titre de nos alarmes,  plusieurs mois d’impayés de  salaires des employés et  de loyers de bureaux, le non-respect de nombreux  engagements avec des Institutions de financements et autres créanciers privés,  source de menaces d’expulsions, de saisines de matériels logistiques et autres biens ou d’interpellations judiciaires de  responsables de cabinets »,  ont déclaré les porte-paroles des 14 cabinets entre autres SG2A de Gbamélé Kouadio Joseph, CIDH Consulting Sarl, de Saouré Kouakou Martin ; CF-CAP Formation par apprentissage dans le cadre de resocialisation, de Moné Ariko Faustin, Sopresci. A sarl de Totokra Boni Sosthène. Pour le coordonnateur Ago Christian Kodia qui a écrit aux structures qui réclamaient  leurs impayés, «les différents  manquements  constatés ont causé  une défaillance dans  la processus de réinsertion de  nombreux bénéficiaires, ce qui nous a amené pour éviter un échec de la réinsertion à reprendre les formations avec l’appui de l’Agefop et de la direction de l’Apprentissage et de  l’insertion professionnels DAIP ». L’Agefop rétorque qu’elle « n’a pas procédé  à la réinsertion des ex-combattants. Près de 300 personnes ou ex-combattants ont reçu trois mois d’accompagnement formation à l’apprentissage dans le cadre DDR. C’étaient des cours théoriques par définition de  profile de compétence sur 3 mois… L’Agefop n’a pas exécuté le travail des cabinets dans le cadre du projet de réinsertion des ex-combattants...». Le collège de responsables des structures de suivi-encadrement de projets DDR (ADDR-CCSR) pour  la réinsertion des ex-combattants, crie au scandale : «Où est passé notre argent pour le travail exécuté ? Nous exigeons le paiement immédiat de toutes les factures impayées. Nous avons pris  trop de risques pour la réalisation des projets », dénoncent les conférenciers à Abidjan.

A.K.