Côte d’Ivoire / rencontre avec les rois et chefs traditionnels : ce que Ouattara a confié sur les ex-démobilisés
Le président de la République Alassane Ouattara et les membres du directoire de la Chambre des rois et chefs traditionnels, étaient en conclave, ce mercredi dans la capitale politique. Au centre des échanges, des questions relatives aux joutes électorales futures, la loi organique concernant le statut des chefs traditionnels et les récentes crises survenues, lors des revendications, des ex-démobilisés. Une heure 35 minutes, c’est le temps qu’a duré le tête-à-tête Ouattara- membres du directoire de la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire. A l’orée de la nouvelle année, l’artisan de la chambre des rois, Alassane Ouattara, a jugé bon, après le conseil des ministres tenu dans la cité des crocodiles, de s’entretenir avec les garants des us et coutumes. Afin de s’accorder sur certains points clés qui alimentent le climat politique. Nanan Tanoé désiré président du directoire des rois et chefs traditionnels, à la fin du conclave, s’est prêté aux questions de la presse. « Il y a eu des questions spécifiques au cours de notre entretien, il y a eu la question de nos enfants ex- démobilisés. Le président a dit, et nous sommes d’accord avec lui. Il faut que les jeunes comprennent que c’est toujours mieux pour eux qu’ils apprennent un métier. Et que, le gouvernement les aide à réaliser des projets plus tôt que de réclamer de l’argent surtout avec violence. La Côte d’Ivoire ne peut pas accepter cela. Il faut qu’ils changent véritablement de mentalité et qu’ils s’inscrivent dans le dialogue. Avec le dialogue beaucoup de choses peuvent être possible, pas avec la violence. », a-t-il déclaré. Poursuivant, le premier responsable de cette institution n’a pas manqué d’exprimer le vœu cher à la Chambre des rois. Celui de la prise d’une future loi organique, « Le président Ouattara nous a dit que nous aurons notre loi organique. Et il a donné un exemple et c’est réel. La grande Bretagne qui n’est pas une République comme la nôtre, qui fonctionne sans constitution. C’est une invite à nous, bien que nous n’ayons pas encore eu notre loi organique, nous continuons ce que nous avons toujours fait, à savoir œuvrer à la cohésion sociale à la paix pour faciliter le développement et le progrès en Côte d’Ivoire. Cette loi est une première en Afrique. Il est important qu’il y ait un véritable consensus autour de cette loi. Ce à quoi nous avons donné notre consentement, notre accord. ». Avant de faire cas, par la suite, des attributions de ladite chambre, selon la constitution ivoirienne. « La constitution qui élève la chambre au rang d’institution dit que son organisation comme ses règles de fonctionnement, une loi organique viendra tout mettre en place. Ce qui signifie pour nous que si nous n’avons pas cette loi organique, nous craignons d’aller trébucher et il y aura encore plus d’incompréhension. Mais en réalité, nous avons compris qu’il faut que nous continuions à travailler puisque dans tous les cas, la loi organique interviendra ». Pour lui, les têtes couronnées sont au-dessus de toutes mêlées. « Nous sommes au quotidien sur le terrain. Nous n’éprouvons aujourd’hui, le besoin d’aller faire des démonstrations de je ne sais quoi. La question des joutes électorales a été abordée mais de la manière que vous entrevoyez maintenant, de manière constante. Le rôle qui nous a été assigné et nous entendons remplir pleinement, est de nous mettre au-dessus de la mêlée, pour qu’en cas de crise, ce que nous ne souhaitons pas, nous soyons à même d’intervenir pour apaiser la situation ».
E.K





