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Les agents des collectivités ne sont pas contents du secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI). A l’origine de cette colère, l’allocution prononcée par Joseph Ebagnerin, lors de la célébration de la fête du travail du 1er mai dernier devant le chef de l’Etat, les chefs des institutions, les membres du gouvernement et autres personnalités de marque du pays. Mercredi dernier, le Synamci, le Synapecoci et le Syneda ont élevé une vive protestation contre les propos du responsable de l’UGTCI qu’ils qualifient de « mensongers, injurieux, discourtois » vis-à-vis du gouverneur du District d’Abidjan, Robert Mambé Beugré. « Joseph Ebagnerin a usé de cette tribune pour tenir des propos mensongers. Il règle des comptes personnels », a accusé Ambroise Yessoh du Synapecoci, porte-parole du collectif au cours d’une conférence de presse au Plateau. Pour le syndicaliste, le secrétaire général de l’UGTCI a parlé de tout sauf des problèmes des travailleurs. « Il devrait parler des questions essentielles, des problèmes des travailleurs. Il ne fait pas cas de nos difficultés mais use de son temps pour parler des problèmes personnes », a dénoncé le syndicaliste. Les travailleurs des collectivités disent s’inscrire en faux dans les allégations de Joseph Ebagnerin. Entre autres contre-vérités dénoncées par les syndicalistes, l’absence de liberté syndicale soutenue par le patron de l’UGTCI. « La liberté syndicale existe bel et bien dans le District autonome d’Abidjan. Plusieurs syndicats se sont créés, depuis l’arrivée du gouverneur Robert Mambé. Nous avons tous été interloqués lorsque Joseph Ebagnerin accuse le Gouverneur et son directeur des ressources humaines. « Les propos tenus étaient insultants et inappropriés. Il est bon que le SG de l’UGTCI se ressaisisse, car nous avons été choqués », a condamné Ambroise Yessoh.

A.K.