Côte d’Ivoire / Sam l’Africain à nouveau condamné à 4 mois de prison
Déjà condamné, le 31 mars 2017 à 6 mois de prison, à une amende de 500.000 francs CFA et 5 ans de privation de ses droits civiques, Sam l’Africain, le président de la Nouvelle alliance de la Côte d'Ivoire pour la patrie (Nacip), l'opposant Jichi Sam Mohamed, dit Sam l'Africain a été condamné à nouveau le mardi 11 avril 2017 par la justice ivoirienne pour « tentatives de faux en écriture privée de banque et tentative d'escroquerie ». Deux charges punies par les articles 24, 403, 420, 416, du code pénal ivoirien,
Poursuivi pour « faux en écritures privées de banque et de tentative d’escroquerie », Sam l’Africain, à son audience du mardi 11 avril 2017, a été reconnu non coupable pour les faits de « faux et usages de faux ». Toutefois, il a été reconnu « coupable des faits de tentative d’escroquerie ». Pour cela, il prend 4 mois d’emprisonnement. Et devra s’acquitter de 300.000 F d’amende. Et pourtant, « selon les déclarations du Parquet, c'est une affaire qui date de 2008. Elle est donc frappée de la prescription, c'est-à-dire que le plaignant a trois (3) ans pour poursuivre la personne. Après ce délai, on ne peut plus poursuivre la personne devant les Tribunaux. Alors comment se fait-il que subitement on l'embarque un matin de la Maca où il se trouve, pour ce procès-là ? », s'en était plaint son avocat principal, Me Abié Modeste, dans une interview la semaine dernière. Dénonçant la manière cavalière avec laquelle l'audience du mardi 04 avril s'est déroulée, l'avocat de Sam l'Africain a naturellement boycotté la séance de délibération de ce jour. « Ce second procès est fait pour punir M. Jichi Sam Mohamed. Car, depuis qu'il est rentré en Côte d'Ivoire après son témoignage à la Cour pénale internationale (Cpi), il faut lui chercher noises », avait-il soutenu. L'opposant Sam l'Africain a été condamné le 31 mars 2017, dans un premier procès politique à 6 mois de prison, 500.000f Cfa d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques, pour "injures et diffamations envers une ethnie".





