Côte d’Ivoire / Samy Mehry, maire de Lakota : « nous n’avons trahi personne »
Lakota, commune favorable à l’ex-président de la République, Laurent Gbagbo, a demeuré dans une léthargie totale jusqu’aux dernières élections municipales. Samy Mehry l’actuel maire de cette commune se prononce sur sa politique de développement et les difficultés que rencontre sa commune.
Dans quel état avez-vous trouvé la commune de Lakota ?
A notre prise de fonction, la commune était dans un état de délabrement avancé. Une mairie en ruine, des routes dégradées et impraticables, des quartiers et villages non électrifiés, l’insalubrité, des établissements scolaires et centres de santé sous équipés, le stade municipal dégradé etc.
Quelles ont été vos priorités ?
Les routes. Avant même notre élection, nous avons mis au service de la ville, nos engins personnels de travaux publics. Nous avons donc entamé le réprofilage des routes que nous avons poursuivi après notre élection. Nous nous sommes aussi attaqués à la réhabilitation de l’hôtel de ville qui a été profondément restauré et équipé en matériels de bureaux et informatiques, permettant ainsi aux agents de travailler dans de meilleures conditions. Aujourd’hui, à mi-parcours de notre mandat, les populations vous l’ont dit peut-être, le bilan est largement positif car nous avons beaucoup d’autres réalisations dont l’équipement de la police municipale en véhicule, l’équipement de la Radio locale, la dotation de la mairie en matériels de salubrité, le reprofilage régulier de la voirie, la réhabilitation et la construction des écoles primaires, l’électrification de plusieurs quartiers et villages, l’aménagement de deux gares routières, la réhabilitation du stade municipal, la construction d’un jardin public, la construction d’un stade de maracana éclairé pour le sport de nuit, l’aménagement du grand carrefour, la construction d’un centre de santé à Akabréboua, la construction de plusieurs magasins, la réalisation du rond-point du centre-ville et grâce à un soutien financier du président de la République, nous avons pu réaliser le pont sur la rivière Dayérogoli et bitumer entièrement l’axe principal de la ville qui est de près de 5 kilomètres. Nous avons fait assez mais nous avons encore des difficultés notamment au niveau de la route, l’eau potable et l’électricité. C’est pourquoi, pour la suite du mandat, nous allons poursuivre l’aménagement des routes avec le bitumage de certaines voies secondaires, régler définitivement le problème d’eau potable et poursuivre l’électrification. L’accent sera aussi mis sur le soutien aux femmes et aux jeunes afin qu’ils puissent se prendre en charge professionnellement. Cela a déjà commencé avec les femmes qui ont déjà reçu un premier chèque de la mairie et cela va se poursuivre avec les jeunes.
Avec de tels projets, on a l’impression que vous voulez renforcer vos ambitions politiques ?
Avec de tels projets, d’aucuns pourraient se poser cette question par rapports aux futures échéances électorales. Mais il est bon de savoir que nous nous concentrons uniquement sur l’exécution du mandat actuel que les populations de Lakota nous ont confié. En fin de mandat, elles aviseront. Pour le moment, nous voulons réussir le développement de Lakota. C’est notre seule obsession actuelle. Pour le reste, on verra.
Vous vous retrouvez à la tête du RHDP pour le département de Lakota lors de la dernière présidentielle et certains de vos collaborateurs se disent trahis. Comment expliquez-vous ce changement ?
Concernant notre arrivée à la tête du RHDP du département de Lakota, cela s’est fait par la volonté du président de la République et du directoire de ce groupement politique. Ils ont certainement vu en nous, des qualités de politicien et de rassembleur. C’est un grand honneur d’avoir la confiance du chef de l’Etat à ce niveau. C’est pour cela que nous avons accepté cette mission à laquelle nous n’étions pas destinés quand nous prenions la tête de la mairie de Lakota. Mais, être le choix du président de la République est un honneur et nous ne pouvons que nous mettre en mission pour lui. Il est bon également d’ajouter que nous avons accepté de coordonner les activités du RHDP à Lakota pour que les populations du département puissent bénéficier aussi de la politique de développement du chef de l’Etat. Donc, nous n’avons trahi personne !
Propos recueillis par Eugène Kouadio





