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Yopougon siporex avait l’allure d’un champ de bataille, ce mercredi. Les populations apeurées ont déserté ce lieu qui grouille habituellement de monde. Faisant place à des jeunes armés de machettes, de gourdins et autres objets contondants qui  se sont affrontés violemment. Sept blessés graves dont un jeune ayant eu la mâchoire ouverte ont été enregistrés. Pour les faits, il s’agit  de syndicalistes qui se battent autour de la vente du billet du haut conseil aux chauffeurs. En effet, selon Coulibaly Tionan, président du collectif des transporteurs de Yopougon, par ailleurs délégué du haut conseil dans ladite  commune, après l’intérieur, la phase d’expérimentation du ticket du haut conseil pour le district d’Abidjan a commencé par Yopougon. Et, elle porte sur les camions remorques en provenance des pays de la Cedeao. Ainsi, trois corridors ont été formés pour procéder aux encaissements. Il s’agit de Gesco pour l’autoroute du nord, des axes Abidjan-Dabou et  Abidjan-Abengourou pour les deux autres entrées de cette commune. Le contrôleur général Dramane Doumbia est chargé d’encadrer pour la circonstance les jeunes désignés pour la vente de ces tickets. Il lui est reproché de violer les consignes de ses responsables dans l’exécution de la mission qui lui a été confiée. En guise de sanction, son adjoint Karamoko Mamadou est retenu pour le remplacer. Une décision à laquelle tout naturellement Dramane Doumbia et ses partisans n’adhèrent pas, selon Ouattara Mamadou, vice-président du collectif. Ils lancent donc une attaque sur le siège du collectif où des blessés graves sont enregistrés. Les éléments de la police qui sont intervenus avec promptitude ont pu contenir les actes de violence et procéder à des interpellations. Le président de la fenascu-ci, Diakité Yacouba dit Bozizé qui s’est toujours élevé contre la violence dans le milieu des transports a dénoncé le désordre survenu, hier, dans la commune de Yopougon. Il a invité les autorités compétentes à faire en sorte que les auteurs soient punis car, a-t-il fait remarquer, nul n’est au-dessus de la loi.  « En ma qualité de président d’une fédération de syndicats, je demande à l’Etat de mettre un terme à cette situation qui peut engendrer de graves troubles. Sous Gbagbo, le ticket unique a occasionné des morts. Doit-on laisser faire, aujourd’hui ? Nous nous opposons à cela », a martelé Diakité Yacouba au téléphone.

S. B.