police.jpg

L’arrestation d’un chauffeur de taxi n’est pas du tout du goût de ses collègues qui ont décidé de le faire payer à la police. Ainsi, la violence n’épargne aucun espace du pays. Ce vendredi, un groupe de furieux individus a saccagé et pillé le commissariat du 2e arrondissement de Gagnoa (Centre-ouest), à l’issue d’une manifestation des conducteurs de taxis pour « protester contre l’arrestation » d’un des leurs, samedi par la police.

Après avoir saccagé et pillé le commissariat, situé au quartier Dioulabougou (centre-ville), les manifestants ont emporté des tenues de policier.

Plus tôt dans la journée, ils ont momentanément bloqué l’une des entrées de la ville, après avoir été dispersés par la police, à l’aide de gaz lacrymogène, alors qu’ils tentaient de bloquer les artères de la ville en érigeant des barricades.

Jeudi, les conducteurs de taxis de Gagnoa ont entamé une grève pour « protester contre l’arrestation » d’un des leurs, qui a percuté quelques jours plus tôt un agent des impôts, causant chez la victime, une double fracture de la jambe.

« Nous ne reprendrons pas le travail tant que notre ami ne sera pas libéré », avaient-ils menacé.