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Les ex-combattants ont traduit leur intension de réclamer de gré ou de force leur part de gâteau, conformément aux dispositions des Accords politiques de Ouagadougou.

A l’issue d’une rencontre avec l’Union des chefs de communauté résidant à Bouaké, le week-end dernier, les ex-combattants ont mis en garde le gouvernement ivoirien quant à faire face à leurs revendications. Ils ont dit observer une période de deux semaines pour laisser plus de chance à la discussion. Passé ce délai, ils se soulèveront pour réclamer leur part des Accordes politiques de Ouagadougou (Apo) qui, selon eux, leur promettaient à chacun, 5 millions FCFA et une villa soit au total, 12 millions FCFA.

‘‘Nous vous accordons un délai de deux semaines pour une suite favorable. Au-delà, nous ne serons plus responsables de nos actes(…). Vous êtes le deuxième responsable ici à Bouaké qui s’est déplacé pour s’enquérir de la situation après Souleymane Touré, Conseiller du Premier ministre. Pour nous, toutes les autorités administratives, politiques et militaires de Bouaké ont fui leur responsabilité. Nous défendons tous les intérêts du président Alassane Ouattara. Nous avons donc décidé que désormais, seul Souleymane Touré serait notre interface avec le gouvernement. Egalement à vous, nous vous accordons notre confiance afin de trouver ensemble, une solution à  nos revendications qui n’ont que trop duré’’, a averti Megbê Diomandé, responsable de la Cellule 39, l’une des associations d’ex-combattants démobilisés à Bouaké. 

Pour lui, rien ne justifie une telle attitude de frustration vis-à-vis d’eux. Il est inconcevable que pour le même effort fourni, on fasse deux poids deux mesures.

‘‘Nous aussi, nous avons faim. Et trop de frustration entraine à la révolution. Après cette rencontre, nous ex-combattants démobilisés, nous nous engageons à protéger les personnes et les biens à Bouaké. Nous allons surseoir pour le moment à notre volonté de manifester pour réclamer notre prime d’effort de guerre à l’instar de nos frères d’armes aujourd’hui dans l’armée républicaine qui eux, ont reçu leur part’’, a-t-il dit.

 Sibiri Koné, doyen d’âge des ex-combattants démobilisé, a traduit son indignation face au comportement des autorités locales sur le dossier des démobilisés.

Pour lui, cette rencontre vient à point nommée car les ex-combattants démobilisés étaient prêts à sortir dans les rues de Bouaké pour se faire entendre. Il en appelle au bon sens du président de l’Union des chefs de communautés vivant à Bouaké et à la Chambre des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire pour la résolution définitive de leur situation.

‘‘Nous comptons sur votre médiation pour la suite’’, a-t-il dit. 

 

HD