Côte d’Ivoire / Un instituteur meurt en plein match de football à Niankara
Les populations de Nawokaha, localité situé à environ 20 km de Niakara, ont passé une journée noire et difficile. Sanogo Ibrahim, directeur de l’EPP Nawokaha n'a jamais pensé qu'il avait rendez-vous avec la mort lorsqu'il quittait son domicile pour une rencontre de football avec ses collègues à Niakara, ce samedi 24 novembre 2018. Comme le Camerounais Marc Vivien Foe, il a trouvé la mort en prenant plaisir à pratiquer sa passion: le football. Toute la communauté éducative et au-delà tout Niakara est sous le choc. En effet, dans le cadre de leur tournoi de la confraternité, les instituteurs de l’IEP de Niakara et ceux de l’IEP de Tafiré se sont retrouvés, ce samedi 24 novembre 2018 au stade Nallo Bamba de Niakara pour l’ouverture dudit tournoi. Au menu, trois rencontres sportives: handball pour les institutrices, football et maracana pour les instituteurs. Devant un grand nombre de personnes venues donner un cachet spécial à cette fête populaire, tout avait pourtant bien commencé avec le match de handball filles qui sera remporté par l’IEP de Niakara sur le score sans appel de 13-2. Quand vînt le match de maracana, tout se gâcha. Alors que l’IEP de Tafiré menait au score du 3-1, l’infortunée Sanogo Ibrahim, environ la trentaine, va insister auprès de son coach pour prendre part à la partie. Une fois sur le terrain, on sent tout de suite qu’il n’est pas au mieux de sa forme. Mais personne ne décide de lui demander de sortir du terrain. Et le pire arriva. M. Sanogo s’écroule sur le terrain sans aucun contact ni avec un adversaire, ni avec un partenaire. Transporté à l’hôpital, on apprendra quelques instants plus tard, sa mort de source médicale. Inutile de vous dire que du coup, les organisateurs ont tout arrêté. Les interrogations fusent de partout. Qu’est ce qui a bien pu se passer ? Est-il mort d’une crise d’AVC ? Est-il mort d’une crise d’épilepsie ? Ou bien alors cachait-il une maladie mal traitée incompatible avec la pratique du sport ? Le secret médical s’en est remis à sa seule famille. Mais pour l’heure, toute la ville de Niakara est sous le choc, ses collègues sont dans un désarroi total et inconsolables. Le sport est bon pour la santé mais il faut être en bonne santé pour le pratiquer, pourrait-on conclure.
Oscar Kouassi





