Côte d’Ivoire / Violence électorale : La plateforme des leaders croyants tire la sonnette d’alarme
La plateforme des leaders croyants pour la paix, la réconciliation, la cohésion sociale et le développement (Plcrd) présidée par Madeleine Yao, s’inquiète de la situation socio-politique à cause des dérives langagières et les violences qui ont émaillée les élections couplées régionale et municipale du 13 octobre 2018.
Elle tire la sonnette d’alarme pour les joutes présidentielles de 2020. C’est en ce sens qu’elle organise du 6 au 1 3 avril au Palais des sports de Treichville, les journées de prières pour la Côte d’Ivoire.
Dénommées les journées de l’unité, de la paix et de la cohésion sociale, elles consisteront à prier pour la Côte d’Ivoire et à parler de la paix aux Ivoiriens, afin d’éviter une autre crise postélectorale à la Côte d’Ivoire. Mieux, elles contribueront à la construction d’une nation plus unie, soudée et en paix.
Face à la presse lundi dernier, Madeleine Yao a relevé qu’on doit mettre l’homme au cœur du développement.
« Nous sommes dans une société qui a perdu ses fondamentaux. Nous assistons au manque criant de civisme et de responsabilité. C’est pourquoi, nous allons associer tous les Ivoiriens quels que soient leurs bords politiques, leurs ethnies et religions pour qu’on fasse en sorte de préserver notre bien commun qui est la Côte d’Ivoire. Les élections ne sont pas une occasion de déchirure. Un système de veille sera mis en place à l‘occasion des élections présidentielles. Des points focaux seront installés dans les partis politiques et au sein de la société civile pour ramener l’esprit des Ivoiriens à la culture de la paix », a-t-elle fait savoir.
L’initiatrice de ces journées a indiqué qu’une marche en se tenant la main, une caravane communale et des séances de prières dans les mosquées et églises meubleront ces journées.
Evoquant les motivations de la plateforme l’Imam Diarrassouba Yao a fait savoir qu’à l’issue des élections couplées régionale et municipale du 13 octobre 2018, l’on s’est rendu compte qu’on n’a pas « tiré les leçons de la crise de 2010 ».
« Il est temps qu’on fasse la promotion des valeurs de fraternité, de l’amour, de la reconnaissance de la divinité et de la différence. C’est pourquoi, nous devrons aller vers les populations pour leur demander d’arrêter de semer de l’animosité », a-t-il relevé.
Pour sa part, le pasteur Théodore Djoua a souligné qu’il faut promouvoir les valeurs fondamentales de la vie (l’amour, le partage).
« On doit être capable d’accepter l’autre. Car c’est en fédérant nos énergies qu’on arrivera à bâtir cette nation », a-t-il invité.
R. K





