Côte d’Ivoire / Violences basées sur le genre : Zouan-Hounien, le point critique
Renforcer la synergie d’actions entre les acteurs en matière de lutte contre les violences basées sur le genre pour une installation de la plateforme VBG de Zouan Hounien et du cadre de concertation de Bin-houyé, analyser la problématique des VBG dans le Département de Zouan Hounien, présenter la Stratégie Nationale de lutte contre les VBG (SNVBG), connaître les protocoles de prise en charge des cas de VBG dans les différents volets et déterminer les mécanismes et les bonnes pratiques pour apporter des réponses efficaces aux VBG sont les objectifs de l’atelier de formation de 35 acteurs de la lutte contre les VBG de Zouan-Hounien et Bin-Houyé les 7, 8 et 9 novembre 2017 à l’hôtel Mariland. Aux dires du directeur régional de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité cet atelier sera suivi de la présentation officielle de la plateforme le 10 novembre dans la salle d’activités de l’ancienne préfecture de Zouan-Hounien. Cette formation qui se fera en collaboration avec l’UNFPA intervient suite aux résultats de l’Enquête Démographique et de Santé III de 2012, qui montrent que les droits fondamentaux de la jeune fille sont encore menacés sous diverses formes, au nombre desquelles figurent les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, le refus de scolarisation, les grossesses précoces etc. qui constituent un frein à une réelle amélioration de sa situation sociale et économique. Pour la tranche d’âge de 15 à 19 ans par exemple, le taux de jeunes filles ayant subi des violences sexuelles est de 4,7%. La partie ouest de la Côte d’Ivoire cumule à elle seule une grande proportion des données recueillies ces dernières années. Le Département de Zouan-Hounien dans la Région du Tonkpi, présente un taux élevé des cas de viol sur mineurs et adultes. Face à cette recrudescence des cas de VBG dans les localités de Zouan-Hounien et Bin-Houyé, des voix s’élèvent pour une réponse aux demandes de prise en charge des cas et pour la lutte contre l’impunité, d’où la nécessité de former les acteurs de lutte contre ce fléau. De même, lors d’une mission conjointe d’évaluation de la situation des VBG qui, a eu lieu du 4 au 6 mai 2017, dans ces localités, a révélé l’absence d’une plateforme de collaboration et le manque de synergie d’actions entre les acteurs de la lutte contre les VBG. Cet état de rend les activités de prévention et de prise en charge inefficaces. C’est le lieu, selon les organisateur du présent atelier de corriger ces imperfections pour une lutte plus efficace et plus accrue. Le ministère en charge des questions du genre et son partenaire l’UNFPA entendent avoir des résultats probants entre autres, la problématique de la Violence Basée sur le Genre est relevée et partagée par tous les acteurs clés de la lutte contre les VBG, la SNVBG est connue, les protocoles de prise en charge des cas de violence basée sur le genre sont connus de tous les acteurs, les mécanismes et les bonnes pratiques de prise en charge des cas de VBG sont élaborés et partagés entre les acteurs, les systèmes de référence et de contre référence des victimes de VBG sont clairement définis en rapport avec la plateforme, les rôles et mécanismes communautaires sont clarifiés et mis en lien avec les structures de prise en charge. Les trente-cinq (35) acteurs qui prendront part à cette formation sont issus de la communauté, des volets psychosocial, médical et judiciaire (y-compris les FDS) de Zouan-Hounien et de Bin-houyé.
JOD





