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Un militaire au service du Commissaire du gouvernement fait l’objet d’une procédure judiciaire au 3ème cabinet  du juge civil. Il est poursuivi pour avoir dérobé des objets de tous ordres placés sous scellés dans le cadre de différentes procédures au tribunal militaire.

L’affaire fait le buzz et suscite différents commentaires. Parce que le mis en cause est le garde de corps du Commissaire militaire. Celui-là même qui a pour mission d’assainir le milieu des forces armées  en proie,  souvent, à des actes de délinquance militaire. Notamment le racket et autres refus de respecter les consignes des supérieurs hiérarchiques. Dans le cadre des investigations menées pour cerner les contours de cette affaire, des frères d’arme du mis en cause ont bien accepté de s’ouvrir à nous sous le sceau de l’anonymat. Ceux-ci indiquent que depuis environ sept mois, le personnel exerçant au tribunal militaire n’occupe plus ses locaux situés aux 16ème et 17ème étages de la tour A. En effet, cette tour connaît des travaux de réhabilitation et tous ses occupants ont été priés de se trouver de nouveaux bureaux. Sans bureau, c’est la résidence du Commissaire du gouvernement qui accueille aussi bien ce dernier que ses collaborateurs. Le parquet militaire est délocalisé dans cette  résidence, tout se passe bien jusqu’au jour où un cas de vol y est enregistré. Le présumé auteur est ce garde du corps du colonel Ange Kessi et le corps du délit porte sur des objets faisant l’objet de scellés. Parmi lesquels se trouvent des armes. Selon nos interlocuteurs, l’indélicat militaire a été interpelé et placé en détention quand dans le cadre de la procédure ouverte à cet effet une équipe de procéduriers a effectué une recherche à la résidence du Commissaire du gouvernement, le lieu du crime. Afin de se faire une idée des armes emportées. A la question de savoir  ce qui peut expliquer une telle attitude, les frères d’arme du militaire détenu expriment leur grand étonnement et soutiennent être à s’interroger sur son comportement. Au sein des populations, l’indignation est profonde. C’est pourquoi, elles souhaitent que les armes emportées soient retrouvées. Au moment où les autorités compétentes sont parvenues à dompter l’insécurité faisant, presque, disparaître les séries de braquage du quotidien des populations, il est à déplorer que des éléments des forces armées s’érigent en complices des hors la loi en leur vendant des armes. Un acte de délinquance militaire qui tend à jeter l’opprobre sur nos forces armées dont le blason a été redoré à travers la confiance retrouvée auprès des populations. De tels égarements doivent être sanctionnés dans toute la rigueur de la loi pour éviter qu’ils fassent école.

S.B.