2569_sipilou.jpg

Comment se porte votre délégation ? 

 Notre délégation se porte bien. Mais nous avons vraiment besoin que la direction du parti nous aide à mener à bien notre mission. La raison c’est que je suis essoufflé. Nous avons mis en place nos 7 sections et 63 comités de base. Maintenant, il faut remobiliser et préparer 2020.  Pour moi, il y a même nécessité d’augmenter le nombre de section pour permettre à chacun de travailler. Puisque le département compte 16 villages.

 

Vous êtes informé d’une mission d’évaluation des délégations que la direction entend lancer bientôt. Est-ce qu’avant cela, on peut savoir véritablement vos difficultés sur le terrain?

J’ai appris comme vous qu’il y aura des missions d’évaluation. Et je suis sûr qu’on me dira que ma délégation est loin et qu’il y a l’insécurité. Mais le véritable problème, c’est que nous manquons de moyens. Moi-même en tant que délégué, les moyens me manquent pour continuer à mobiliser les populations. Vous savez que nos parents vivent dans une extrême pauvreté et le délégué que je suis, aujourd’hui à la retraite, je n’ai pas les moyens de continuer à faire à leurs difficultés. La seconde difficulté, c’est que la délégation de Sipilou se sent abandonnée par le parti. Depuis le passage de Djédjé Mady en 2009, nous n’avons plus eu droit à une visite de cadres du parti ou d’émissaires de la direction qui sont venus entretenir nos parents et les mettre en confiance. Je souhaiterais que pour cette mission d’évaluation la direction du parti pense à nous envoyer un membre influent du parti pour parler et pour rassurer nos parents et les militants Pdci. Sipilou est une zone acquise au Pdci mais il y a du travail à faire. Mais sans le soutien du parti, il sera difficile d’atteindre nos objectifs. Sipilou est également une ville qui fait frontière avec la Guinée et joue le même rôle que Pôgô. Nous souhaitons également que le gouvernement se penche sur la Situation de Sipilou afin de sortir cette ville, qui regorge de richesses, dans cette situation d’enclavement.

 

Avez-vous avez fait des démarches auprès de la direction du parti en vue d’être soutenu ?

A la faveur du 70e anniversaire de notre parti, nous avons reçu des médailles pour nos militants. J’ai demandé à la direction du parti qu’une personne ressource m’accompagne à Sipilou pour arroser les médailles et remettre des diplômes d’honneur aux militants. Et pour cela nous avions prévu organiser une grande fête pour démontrer la vivacité du parti dans cette partie de la Côte d’Ivoire. Il y a un cadre du parti dont je tairai le nom qui avait donné son accord. Après, il est revenu sur sa décision en prétextant que c’était loin et qu’il y existait de l’insécurité. Nous avons relancé la direction du parti pour avoir au moins un cadre du partiqui du département de Man, un doyen, ça été la même réponse. Donc nous n’avons eu personne pour aller à Sipilou. Je peux vous assurer que le découragement commence à s’installer chez nos militants. Les parents commencent à se sentir abandonner par le parti. Il faut que la direction du Pdci ou ses cadres nous visitent pour redonner espoir aux militants du Pdci dans ce département. Sipilou a réalisé le meilleur score de toute la région du Tonkpi aux élections de 2015en faveur du président Alassane Ouattara avec 64% de voix. Nous avons tous œuvré pour que le candidat unique du Rhdp soit réélu après l’appel du président Henri Konan Bédié. Malgré cela, regardez aujourd’hui la situation de difficile dans laquelle se trouve Sipilou. Mais nous avons foi en notre parti, au président Henri Konan Bédié, au gouvernement et au président de la République pour qu’une solution soit trouvée.

 

Est-ce qu’à Sipilou, si vos préoccupations sont prises en compte par la direction du parti, pourra se mobiliser autour du candidat du Pdci en 2020 ?

Si la direction du parti nous permet d’avoir les moyens, si elle nous soutien comme nous le souhaitons, il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas faire passer le Pdci dans le département de  Sipilou en 2020. Nous avons déjà mis en place une stratégie pour faire revenir nos parents qui sont allés voir ailleurs et qui ont commencé à comprendre qu’il faut revenir à la case départ, c’est-à-dire au Pdci. Pour ma part, rien ne pourra m’enlever cette détermination à œuvrer pour le parti. Cela pour respecter la mémoire du père fondateur de Sipilou, Bita Diomandé, qui fut député-maire Pdci. Je donc tenu d’aller jusqu’au bout même au péril de ma vie. Nous formulons également une doléance auprès de la direction du parti, au nom des militants et des têtes couronnées, nous souhaitons être reçus en audience par le président Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda.

 

Si à la suite de cette mission d’évaluation on constate qu’effectivement vous n’avez pas les moyens, comme vous le dites, de gérer la délégation, ne craignez-vous pas d’être remplacé ?

Pour moi, l’évaluation, c’est de voir si la délégation existe bien sur le terrain et si les structures sont en place. Ce travail, il est fait. Les sections et les comités de base sont en place. Le bureau de la délégation est en place. Le problème, c’est au niveau du fonctionnement sur le terrain. Nous avons besoin d’être appuyé par la direction du parti.